Tsipras: "La nuit dernière, un plan complet a été soumis"

02/06/15 à 14:04 - Mise à jour à 16:36

Source: Belga

Le gouvernement grec a présenté "la nuit dernière" à ses créanciers internationaux un plan de réformes "complet" et "réaliste", afin d'obtenir le déblocage d'un financement à court terme vital pour son économie, a annoncé mardi le Premier ministre Alexis Tsipras.

Tsipras: "La nuit dernière, un plan complet a été soumis"

Alexis Tsipras © Reuters

"La nuit dernière, un plan complet a été soumis" aux créanciers du pays, UE, BCE et FMI, a déclaré le Premier ministre grec à des journalistes lors d'une visite au ministère de l'Education, qualifiant les propositions grecques de "réalistes" pour sortir le pays de la crise économique et sociale.

Sans donner de détails sur cette nouvelle version de la liste de mesures budgétaires et de réformes présentées par Athènes, le Premier ministre a évoqué "des concessions qui seront difficiles".

"Il y a des premières propositions du gouvernement grec qui sont examinées", a déclaré mardi le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, parlant de "progrès sérieux", notamment sur la question épineuse du système de retraites. Il a toutefois ajouté qu'il restait "du chemin à faire".

Durant la nuit de lundi à mardi, un mini-sommet impromptu a réuni à Berlin les dirigeants des institutions créancières de la Grèce ainsi que François Hollande et Angela Merkel pour évoquer le cas grec. Ce rendez-vous a laissé supposer qu'une ultime proposition, à prendre ou à laisser, pourrait être faite au gouvernement de gauche radicale après des mois de négociation sur les conditions de versement d'une tranche de son plan d'aide international, d'un montant de 7,2 milliards d'euros.

Mardi matin, aucune proposition de ce type n'était parvenue aux responsables grecs, selon des sources gouvernementales.

"Nous n'accepterons pas d'ultimatum et ne nous soumettrons à aucun chantage", a déclaré lors d'une conférence à Athènes et sur son compte twitter, le vice Premier ministre Yannis Dragasakis, reprenant une formule maintes fois assénée par l'exécutif grec.

Le temps presse pour un accord entre la Grèce et ses créanciers alors que le pays, dont les finances sont à sec, doit rembourser vendredi une tranche de prêts de 300 millions d'euros au FMI.

L'échange de documents entre la Grèce et ses créanciers est "un bon signe"

La Commission européenne a salué le fait que la Grèce et ses créanciers échangent des documents de travail sur les réformes qui doivent être mises en oeuvre par Athènes pour obtenir le déblocage d'un financement à court terme vital pour son économie.

"De nombreux documents ont été envoyés entre les institutions et les autorités grecques. (...) Le fait que des documents soient échangés est déjà un bon signe", a indiqué Annika Breidthardt, la porte-parole de la Commission en charge des Affaires économiques. Pour un accord, "nous n'y sommes pas encore", a-t-elle souligné.

Elle a cependant refusé de confirmer la réception d'un plan de réformes soumis par les autorités grecques lundi soir à leurs créanciers. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé mardi que son gouvernement avait présenté "la nuit dernière un plan complet" aux créanciers du pays, UE, BCE et FMI. Il a qualifié les propositions grecques de "réalistes" pour sortir le pays de la crise.

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