TPP: un bon accord pour "les travailleurs américains" (Obama)

05/10/15 à 15:21 - Mise à jour à 16:40

Source: Belga

Les douze pays engagés dans des négociations sur un traité de libre-échange trans-pacifique (TPP) ont trouvé un accord, a annoncé lundi un responsable américain

TPP: un bon accord pour "les travailleurs américains" (Obama)

Le ministre mexicain des Affaires étrangères Jose Antonio Meade © REUTERS

Cet accord a été confirmé par le Premier ministre japonais Shinzo Abe cité par la chaîne de télévision japonaise NHK.

Les négociations avaient débuté en 2008 et se sont achevées après une session de négociations de plus de cinq jours à Atlanta (Georgie, sud). Le TPP réunit l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les Etats-Unis et le Vietnam.

Ces 12 pays représentent 40% de l'économie mondiale mais le TPP ne comprend pas la Chine, tenue à l'écart des négociations.

L'administration américaine du président démocrate Barack Obama avait durement bataillé pour obtenir la possibilité de signer un accord sans que celui-ci ne puisse être amendé par le Congrès. Il avait dû pour cela vaincre de fortes réticences au sein de son propre parti.

Les principaux points durs de la négociation concernaient les droits de propriété intellectuelle sur les médicaments biologiques, les importations de produits laitiers en provenance d'Australie et de Nouvelle-Zélande vers le Canada et celles de pièces détachées automobiles japonaises vers l'Amérique du nord.

Obama salue un bon accord pour "les travailleurs américains"

Barack Obama a salué lundi la conclusion d'un accord libre-échange trans-pacifique (TPP), dont il a fait l'une des priorités de son deuxième mandat, jugeant qu'il reflétait "les valeurs américaines" et plaçait les travailleurs américains en bonne position.

Avec cet accord, qui rassemble 12 pays représentant 40% de l'économie mondiale, "nous pouvons aider nos entreprises à vendre plus de produits et de services à travers le monde", souligne le président américain.

M. Obama fait, sur ce dossier, face à une vive résistance au sein de son propre camp (démocrate), certains élus redoutant l'impact sur l'emploi d'une telle initiative, soutenue par les républicains, traditionnellement plus favorables au libre-échange.

"Mon approche sur les échanges commerciaux a toujours été guidée par un principe: s'assurer que les entreprises américaines et les travailleurs américains puissent se battre à armes égales (avec leurs concurrents étrangers)", poursuit M. Obama dans un communiqué.

"Quand plus de 95% de nos clients potentiels vivent au-delà de nos frontières, nous ne pouvons laisser des pays comme la Chine écrire les règles de l'économie mondiale", ajoute-t-il. "Nous devrions écrire ces règles pour ouvrir de nouveaux marchés aux produits américains tout en fixant un niveau d'exigence élevé pour protéger les travailleurs et préserver l'environnement".

"C'est ce que l'accord conclu aujourd'hui à Atlanta permettra", ajoute-t-il, assurant que le texte élimine "plus de 18.000 taxes" que divers pays imposent sur les produits américains.

L'accord "renforce nos relations stratégiques avec nos partenaires et alliés dans une région qui sera vitale au XXIe siècle", conclut-il.

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