Toujours pas d'accord entre la Grèce et ses partenaires européens

13/07/15 à 06:25 - Mise à jour à 06:25

Source: Belga

Le président du Conseil européen s'employait dans la nuit de dimanche à lundi à identifier les points de blocage entre la Grèce et ses partenaires européens, lors du sommet de la zone euro chargé d'examiner un document conditionnant l'ouverture de négociations pour une nouvelle aide à la Grèce.

Toujours pas d'accord entre la Grèce et ses partenaires européens

© AFP

Le document de quatre pages, élaboré par les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), reprend une liste d'actions à mener en vue de restaurer la confiance entre Athènes et les autres capitales de la zone euro.

Mais plusieurs pans de ce document sont particulièrement durs à avaler pour les Grecs. Outre un timing assez serré - certaines réformes devraient être votées pour mercredi au plus tard -, il prévoit en effet le renforcement des privatisations, éventuellement garanties par un fonds constitué d'actifs publics grecs pour un montant allant jusqu'à 50 milliards d'euros. Les Grecs devraient aussi accepter de soumettre a priori tous leurs projets de loi aux institutions, avant même de les présenter au Parlement.

Parallèlement à cela, la question de la dette n'est évoquée que brièvement, alors que le gouvernement d'Alexis Tsipras plaide depuis son entrée en fonction pour sa restructuration. Le document contient aussi l'éventualité d'un Grexit temporaire (une sortie de la Grèce de la zone euro), que les Grecs rejettent clairement. Dans le courant de la nuit cependant, ce paragraphe semblait avoir été abandonné.

Les dirigeants de la zone euro ont en effet passé le document en revue paragraphe par paragraphe, indiquait une source diplomatique. Les réunions bilatérales alternaient avec des réunions plénières, afin d'essayer de rassembler les points de vue. Les principaux points d'achoppement consistaient en la reformulation des privatisations et en l'allègement de la dette.

A l'extérieur de la salle du Conseil aussi, le débat faisait rage, notamment sur les réseaux sociaux. L'intransigeance allemande, visant à forcer la Grèce à accepter ce que certains qualifie d'"humiliation", était épinglée sous le hashtag îthisisacoup.

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