Taxe kilométrique: deux parlementaires néerlandais réclament une étude sur les boîtiers OBU

10/06/16 à 10:35 - Mise à jour à 10:35

Source: Belga

Deux membres néerlandais du Parlement européen réclament une étude sur les répercussions sur la santé des boîtiers OBU dont doivent s'équiper les chauffeurs de poids-lourds qui empruntent les routes belges depuis le 1er avril, a appris Belga jeudi.

Taxe kilométrique: deux parlementaires néerlandais réclament une étude sur les boîtiers OBU

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Agnes Jongerius (S&D, socialistes et démocrates) et Dennis de Jong (GUE, gauche unitaire européenne) demandent à l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail de réaliser "au plus vite un examen des possibles effets dommageables des boîtiers", peut-on lire sur le site de la parlementaire Agnes Jongerius.

Le Syndicat des Indépendants et des PME (SDI) avait affirmé fin mai que les boîtiers GPS de contrôle de la taxe kilométrique belge, distribués par les sociétés Satellic et Axxès, présentaient un rayonnement magnétique dangereux pour la santé des conducteurs. L'organisation a en effet reçu plusieurs plaintes de routiers qui souffrent de maux de têtes.

Selon les premières mesures effectuées par le bureau Teslabel sur demande du SDI, les boîtiers émettent un rayonnement comparable à celui d'un téléphone portable en fonctionnement.

"Les préoccupations de nos chauffeurs sont nombreuses et une attention est nécessaire", clament désormais les deux parlementaires européens. "Chacun en Europe doit être en mesure de travailler dans conditions sûres."

Dennis De Jong, lui, se demande pourquoi les boîtiers ne sont pas adaptés à l'ensemble des Etats membres, puisque les routiers qui traversent plusieurs pays doivent parfois s'équiper d'une multitude d'appareils.

Selon les parlementaires, "un grand nombre de chauffeurs se sont plaints de répercussions sur leur santé des boîtiers belges". Ils se plaineraient de migraines, de nausées et de troubles du sommeil.

Les organisations sectorielles belges demandent qu'une véritable étude scientifique soit menée par les autorités. Elles estiment en effet que le secteur privé n'a pas à prendre en charge une telle action.

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