Tax Shelter: les entreprises investissent pour des raisons différentes au nord et au sud du pays

27/05/12 à 19:00 - Mise à jour à 19:00

Source: Trends-Tendances

La motivation première des sociétés flamandes à investir dans le Tax Shelter serait celle du rendement, alors que celle des entreprises wallonnes serait de soutenir la production cinématographique, ressort-il lundi d'une enquête réalisée par Tax Shelter Films Funding (TSFF) à l'occasion des dix ans du mécanisme fiscal qui permet aux entreprises de réinvestir une partie de leur bénéfice dans l'industrie cinématographique. Dans les deux cas, plus de la moitié des sociétés souhaitent réinvestir dans le Tax Shelter, ajoute-t-on.

Tax Shelter: les entreprises investissent pour des raisons différentes au nord et au sud du pays

© Reuters

"L'incitant fiscal mis au point par le ministère des Finances il y a 10 anset qui avait pour but de soutenir le secteur de l'audiovisuel a largement atteint son but et s'est étendu à toute la Belgique", se réjouit TSFF. "Au moins 170 millions d'euros par an sont investis dans l'industrie cinématographique, selon les chiffres de la Banque nationale."

Chaque euro investi en Tax Shelter rapporte 1,21 euro, selon une étude du gouvernement belge de 2012. "Pour l'entreprise, une économie d'impôt jusqu'à 51% du total investi peut être augmentée d'un rendement sur le montant. Et les intermédiaires peuvent garantir un rendement de 4,5%", souligne TSFF.

En Wallonie, 53% des entreprises pratiqueraient le Tax Shelter pour soutenir la production cinématographique, alors qu'en Flandre, cette motivation ne toucherait que 20% des investisseurs, ressort-il de l'étude. En contrepartie, pour 70% des investisseurs flamands, c'est le rendement de 4,5% qui serait le moteur de leur motivation, pour 47% des investisseurs wallons.

Au total, 60% des sociétés wallonnes et 70% des flamandes qui ont déjà investi dans le Tax Shelter ont l'intention de réitérer l'expérience.Un millier d'entreprises belges ont utilisé le mécanisme en 2012, soit deux fois plus qu'en 2007. Une trentaine de sociétés ont pris part à l'enquête, qui a été réalisée en avril et mai 2013.

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