SNCB: "Alexander De Croo provoque lui-même un embrasement supplémentaire"

31/05/16 à 14:11 - Mise à jour à 14:10

Source: Belga

La CSC-Transcom estime le moment de la sortie d'Alexander De Croo sur la recherche d'un partenaire privé pour la SNCB "totalement inopportun", a indiqué mardi Marianne Lerouge, responsable générale du rail.

SNCB: "Alexander De Croo provoque lui-même un embrasement supplémentaire"

Alexander De Croo (Open VLD ). © Belga

"Ce n'est pas une déclaration à faire après six jours de conflit social et d'asphyxie des négociations. Il provoque lui-même un embrasement supplémentaire. Sur le fond et de manière générale, faire appel à des partenaires privés - dont l'objectif est de faire des bénéfices -, on l'a vu à plusieurs reprises, dans d'autres pays, cela ne marche pas ! Il faut prévoir de nombreux investissements, notamment en termes de mobilité. De toute façon, il n'y a pas pire moment pour faire une sortie pareille. On le regrette sincèrement", a déclaré Marianne Lerouge, précisant que les responsables de la CSC-Transcom allaient se concerter sur ce point afin de prendre position.

Le syndicat chrétien n'appelle pas encore à la grève, au contraire de la CGSP qui a déposé un préavis pour mercredi, jeudi et vendredi. Toutefois, dès qu'un préavis est déposé, l'ensemble du personnel qui décide de faire grève est couvert, assure Marianne Lerouge.

Le vice-Premier ministre Open Vld Alexander De Croo, en charge notamment des Télécommunications et de la Poste, avait déclaré mardi matin à l'agence Belga que c'était "le moment de se mettre à la recherche d'un partenaire privé disposant de l'expertise pour la SNCB, qui a besoin d'un vent nouveau".

Le ministre a fait une comparaison avec bpost et Proximus, qui, par le passé, ont ouvert leur capital aux partenaires privés disposant d'une expertise.

Pour Alexander De Croo, ce moment est à présent arrivé pour la SNCB. "Un nouveau CEO arrive. Il devrait être chargé de rechercher un partenaire privé qui puisse prendre une part du capital", a-t-il commenté concédant toutefois que l'Etat devrait dans un premier temps garder le contrôle de l'entreprise.

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