Scandale Facebook: "Tricher coûtera très cher", à partir de mai

22/03/18 à 10:38 - Mise à jour à 10:38

Source: Afp

La commissaire européenne à la Justice Vera Jourova a averti mercredi qu'un futur scandale similaire à celui dans lequel est plongé Facebook pourrait coûter "très cher" à partir de mai, quand un nouveau règlement européen de protection des données personnelles entrera en vigueur.

Scandale Facebook: "Tricher coûtera très cher", à partir de mai

La commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova. © Belga

"Si une entreprise fait cela en Europe après mai 2018, il est très probable que des sanctions draconiennes seront imposées", a déclaré Vera Jourova, en charge de la protection des consommateurs et des données personnelles, à l'issue d'une visite à Washington, où elle a rencontré des ministres et élus américains.

Facebook est sous le feu des critiques aux Etats-Unis et en Europe après la révélation qu'une société électorale britannique, Cambridge Analytica, a exploité les données de 50 millions d'utilisateurs du réseau social à leur insu.

Le 25 mai entrera en vigueur dans l'Union européenne le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui renforce la protection des données personnelles des citoyens européens. Il sera applicable à l'ensemble des entreprises, quelle que soit leur implantation, y compris hors UE.

Le règlement n'est pas rétroactif mais la commissaire a promis que "le RGPD fera de l'Union européenne l'espace ou le territoire où tricher coûtera très, très cher". Le règlement augmente le pouvoir de sanctions par rapport aux législations nationales actuelles, avec de fortes pénalités financières à la clé.

La commissaire n'a pas rencontré de représentant de Facebook pour évoquer spécifiquement le scandale lors de son passage à Washington, bien qu'elle ait participé à une table ronde sur un autre sujet avec un représentant du réseau social.

Elle s'est redite "impatiente" d'entendre les explications de Facebook. "Comment est-il possible que des gens, à leur insu, aient pu devenir l'objet de manipulations aussi fortes?" s'est-elle interrogée. "Nous ne voulons pas de cela en Europe."

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