Wolfgang Riepl
Opinion

24/01/18 à 15:51 - Mise à jour à 15:51

'Sauvons notre enseignement technique'

Notre industrie automobile est sauvée. C'est maintenant au tour de l'enseignement technique, estime le journaliste du Trends néerlandophone Wolfgang Riepl.

'Sauvons notre enseignement technique'

© Eric Demurie

En 2012, le cri d'alarme était 'il faut sauver notre industrie'. Opel Anvers était fermée, Ford Genk a suivi. La Belgique, avec ses salaires trop élevés, n'était pas compétitive sur le marché, ce qui a conduit au déménagement de la production vers des contrées moins chères.

Aujourd'hui, l'industrie automobile belge prospère à nouveau grâce à la haute conjoncture. Il y a néanmoins pénurie de main-d'oeuvre. Les constructeurs automobiles, Audi à Forest et Volvo à Gand, font des heures supplémentaires. Ils recherchent désespérément du personnel technique qualifié. Et c'est très difficile.

Cela fait déjà des années que la fédération multisectorielle Agoria veut inverser ce sentiment, mais l'industrie n'a pas une image attrayante dans ce pays, et ce alors que l'Allemagne démontre, depuis des décennies déjà, l'énorme résilience économique qu'offre le secteur industriel.

Les ouvriers à la chaîne auprès des marques premium Audi, BMW et Mercedes font partie des travailleurs les mieux payés d'Allemagne, voire du monde. Ces emplois offrent même une grande sécurité d'emploi dans les périodes de conjoncture basse - notamment grâce à la puissance des syndicats.

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Il faut sauver notre enseignement technique

Un autre facteur crucial est l'étroite interdépendance de l'enseignement et du milieu professionnel. Le chômage des jeunes dans les pays de langue allemande est le plus faible d'Europe occidentale. C'est un exemple concret de la manière dont on pourrait faire disparaître l'important chômage des jeunes dans la Région bruxelloise.

Mais notre enseignement technique a de trop faibles performances et ne fournit pas les profils adéquats. C'est infiniment regrettable. Six ans plus tard, le cri d'alarme est: il faut sauver notre enseignement technique. Car l'industrie est une garantie d'emploi futur.

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