Remplacement des F-16: la France garde "bon espoir" pour ses Rafale

06/10/17 à 11:15 - Mise à jour à 11:15

Source: Afp

La ministre française des Armées Florence Parly, a assuré avoir "toujours bon espoir" de convaincre le gouvernement belge d'acheter ses avions de combat Rafale, malgré l'hostilité affichée à l'offre française du ministre belge de la Défense.

Remplacement des F-16: la France garde "bon espoir" pour ses Rafale

Le Rafale © pg

"J'ai toujours bon espoir et je suis très déterminée, parce que si le ministre de la Défense belge ne s'est en effet pas exprimé en faveur de cette proposition, il a néanmoins indiqué que c'était au gouvernement belge de prendre cette décision", a déclaré Mme Parly sur la radio France inter. "Ce qui veut dire que le jeu est encore ouvert", a-t-elle estimé.

"Entre une offre américaine et une offre britannique avec la perspective du Brexit que l'on connaît, c'est vrai que la construction européenne se porterait mieux si les fondateurs de l'Union européenne privilégiaient des acquisitions européennes", a-t-elle argué.

La Belgique doit acheter 34 nouveaux avions de combat afin de remplacer sa flotte de F-16 américains vieille de 40 ans, un marché estimé à 3,6 milliards d'euros.

Le Rafale du groupe français Dassault est en compétition avec le F-35 de l'américain Lockheed Martin, souvent présenté comme le favori, et le Typhoon du consortium européen Eurofighter.

Contrairement à ses concurrents, qui ont répondu à l'appel d'offres, la France a proposé que le contrat se fasse dans le cadre d'un accord d'Etat à Etat comprenant également des mesures de coopération.

Pour le ministre de la Défense, Steven Vandeput, la Belgique s'exposerait à "des poursuites judiciaires" en prenant en compte l'offre française, formulée hors du cadre de l'appel d'offres.

L'offre de partenariat de Paris n'apporte "aucune réponse aux 164 questions posées aux candidats" dans le cadre de l'appel d'offres lancé en mars, ni "aucune offre de prix", a-t-il déploré. "Il appartient au gouvernement de décider des suites à donner", a-t-il toutefois ajouté.

La décision finale de Bruxelles est attendue courant 2018.

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