Regain de croissance attendu pour les pays émergents

14/01/15 à 12:21 - Mise à jour à 12:21

Source: Belga

Les pays émergents et en développement peuvent espérer une accélération de leur croissance économique cette année grâce aux faibles prix du pétrole et en dépit d'un léger ralentissement de la locomotive chinoise, affirme la Banque mondiale mardi.

Regain de croissance attendu pour les pays émergents

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Leur produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 4,8% en 2015, en amélioration par rapport aux 4,4% engrangés en 2014, avant de prendre de la vitesse en 2016 (+5,3%), selon les nouvelles prévisions semestrielles de l'institution.

"Après une nouvelle année décevante en 2014, les pays en développement devraient voir un rebond de la croissance cette année, portée en partie par de faibles prix du pétrole, une économie américaine plus forte, des taux d'intérêts mondiaux encore bas", détaille la Banque mondiale.

Les pays en développement devraient ainsi contribuer au rebond de la croissance mondiale qui devrait gagner 3% en 2015, contre 2,6% l'année dernière, en dépit de faiblesses persistantes en zone euro et au Japon.

Locomotive des pays émergents, la Chine va, elle, continuer à connaître "un ralentissement géré avec prudence", qui va ramener sa croissance économique à 7,1% cette année et 7% en 2016, contre 7,4% en 2014, assure l'institution-phare du développement économique.

Autre géant démographique, l'Inde devrait-elle figurer parmi les "gagnants" de la spectaculaire chute des cours du baril de brut, qui a perdu plus de 50% de sa valeur depuis la fin juin. Le pays, qui est importateur net d'or noir, devrait voir son PIB bondir de 6,4% cette année, contre 5,6% en 2014.

Les faibles prix du brut devraient également aider le Brésil, l'Indonésie, l'Afrique du Sud ou la Turquie à combattre leur inflation et à réduire le déficit de leurs balances courantes, "source majeure de vulnérabilités", pointe la Banque mondiale.

Les pays producteurs de pétrole seront, eux, soumis à rude épreuve par la chute des prix du baril. La Russie, par ailleurs sous le coup de sanctions économiques occidentales, devrait ainsi voir son PIB se contracter de 2,9% cette année avant de revenir très légèrement dans le vert en 2016.

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