Référendum grec : séisme en zone euro

02/11/11 à 06:30 - Mise à jour à 06:30

Source: Trends-Tendances

La zone euro a brutalement replongé dans l'instabilité hier après l'annonce surprise d'un référendum en Grèce, référendum confirmé dans la nuit. En zone euro, toutes les Bourses ont dévissé, les actions des banques subissant une descente aux enfers.

Référendum grec : séisme en zone euro

© Belga

A la clôture, Paris a lâché 5,38%, Francfort 5%, Milan 6,80%, Madrid 4,19%. Athènes a plongé de 6,92%. Londres a terminé sur un recul de 2,21%, Wall Street creusait ses pertes (le Dow Jones a perdu 2,48% et le Nasdaq 2,89%), et l'euro se dépréciait fortement face au dollar.


Le coup de poker de M. Papandréou a "pris les marchés par surprise et les a choqués", a estimé à Paris la société de courtage IG Market. L'Italie, de plus en plus dans le collimateur des marchés, a vu ses taux sur le marché de la dette s'envoler. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a comparé le référendum à "un coup de dés". "Si cela échoue ce sera le bazar! ",
a-t-il averti.


Il s'agira d'un "référendum sur l'appartenance de la Grèce à la zone euro", a analysé le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb. Le référendum en Grèce devrait avoir lieu en janvier et sera le premier depuis celui qui avait aboli la monarchie en 1974. L'annonce a fragilisé davantage le gouvernement Papandréou, qui va demander la confiance du Parlement lors d'un vote vendredi.


La fronde de deux parlementaires socialistes, dont l'une a réclamé un gouvernement "de salut national" pour garantir l'exécution du plan de sauvetage, a réduit à 152 sur 300 le nombre de députés acquis à M. Papandréou. Le politologue grec Ilias Nikolapopoulos l'a accusé d'avoir pris une décision potentiellement "suicidaire pour le pays". Mais pour la plupart des analystes grecs, M. Papandréou n'avait pas le choix, contraint de trouver une issue sur le plan intérieur face au refus catégorique de l'opposition de lui prêter main forte et à une contestation sociale généralisée.

Le cabinet soutient le référendum sur le plan de sauvetage

Le cabinet grec, réuni en session extraordinaire dans la nuit de mardi à mercredi, a approuvé "à l'unanimité" le projet de référendum sur le plan de sauvetage annoncé lundi. Le cabinet a également approuvé la décision de M. Papandréou de demander vendredi un vote de confiance du parlement.

L'accord européen du 27 octobre prévoit que les banques créancières de la Grèce acceptent de réduire de moitié la valeur des obligations de dette grecque qu'elles détiennent, ainsi que la poursuite du soutien financier des Etats européens à la Grèce, écrasée par sa dette et par la récession causée par les plans d'austérité successifs.

En échange, il prévoit un renforcement du contrôle des créanciers sur la politique budgétaire du pays, une accélération du programme de privatisations et la poursuite des sévères mesures d'austérité débutées en 2010.

M. Papandréou, qui ne dispose plus que de deux voix de majorité au parlement, se rendra à Cannes mercredi, où il doit rencontrer les dirigeants allemand et français, Angela Merckel et Nicolas Sarkozy, ainsi que ceux de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

LeVif.be, avec Belga

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A la clôture, Paris a lâché 5,38%, Francfort 5%, Milan 6,80%, Madrid 4,19%. Athènes a plongé de 6,92%. Londres a terminé sur un recul de 2,21%, Wall Street creusait ses pertes (le Dow Jones a perdu 2,48% et le Nasdaq 2,89%), et l'euro se dépréciait fortement face au dollar.


Le coup de poker de M. Papandréou a "pris les marchés par surprise et les a choqués", a estimé à Paris la société de courtage IG Market. L'Italie, de plus en plus dans le collimateur des marchés, a vu ses taux sur le marché de la dette s'envoler. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a comparé le référendum à "un coup de dés". "Si cela échoue ce sera le bazar! ",
a-t-il averti.


Il s'agira d'un "référendum sur l'appartenance de la Grèce à la zone euro", a analysé le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb. Le référendum en Grèce devrait avoir lieu en janvier et sera le premier depuis celui qui avait aboli la monarchie en 1974. L'annonce a fragilisé davantage le gouvernement Papandréou, qui va demander la confiance du Parlement lors d'un vote vendredi.


La fronde de deux parlementaires socialistes, dont l'une a réclamé un gouvernement "de salut national" pour garantir l'exécution du plan de sauvetage, a réduit à 152 sur 300 le nombre de députés acquis à M. Papandréou. Le politologue grec Ilias Nikolapopoulos l'a accusé d'avoir pris une décision potentiellement "suicidaire pour le pays". Mais pour la plupart des analystes grecs, M. Papandréou n'avait pas le choix, contraint de trouver une issue sur le plan intérieur face au refus catégorique de l'opposition de lui prêter main forte et à une contestation sociale généralisée.

Le cabinet soutient le référendum sur le plan de sauvetage

Le cabinet grec, réuni en session extraordinaire dans la nuit de mardi à mercredi, a approuvé "à l'unanimité" le projet de référendum sur le plan de sauvetage annoncé lundi. Le cabinet a également approuvé la décision de M. Papandréou de demander vendredi un vote de confiance du parlement.

L'accord européen du 27 octobre prévoit que les banques créancières de la Grèce acceptent de réduire de moitié la valeur des obligations de dette grecque qu'elles détiennent, ainsi que la poursuite du soutien financier des Etats européens à la Grèce, écrasée par sa dette et par la récession causée par les plans d'austérité successifs.

En échange, il prévoit un renforcement du contrôle des créanciers sur la politique budgétaire du pays, une accélération du programme de privatisations et la poursuite des sévères mesures d'austérité débutées en 2010.

M. Papandréou, qui ne dispose plus que de deux voix de majorité au parlement, se rendra à Cannes mercredi, où il doit rencontrer les dirigeants allemand et français, Angela Merckel et Nicolas Sarkozy, ainsi que ceux de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

LeVif.be, avec Belga

A la clôture, Paris a lâché 5,38%, Francfort 5%, Milan 6,80%, Madrid 4,19%. Athènes a plongé de 6,92%. Londres a terminé sur un recul de 2,21%, Wall Street creusait ses pertes (le Dow Jones a perdu 2,48% et le Nasdaq 2,89%), et l'euro se dépréciait fortement face au dollar.


Le coup de poker de M. Papandréou a "pris les marchés par surprise et les a choqués", a estimé à Paris la société de courtage IG Market. L'Italie, de plus en plus dans le collimateur des marchés, a vu ses taux sur le marché de la dette s'envoler. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a comparé le référendum à "un coup de dés". "Si cela échoue ce sera le bazar! ",
a-t-il averti.


Il s'agira d'un "référendum sur l'appartenance de la Grèce à la zone euro", a analysé le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb. Le référendum en Grèce devrait avoir lieu en janvier et sera le premier depuis celui qui avait aboli la monarchie en 1974. L'annonce a fragilisé davantage le gouvernement Papandréou, qui va demander la confiance du Parlement lors d'un vote vendredi.


La fronde de deux parlementaires socialistes, dont l'une a réclamé un gouvernement "de salut national" pour garantir l'exécution du plan de sauvetage, a réduit à 152 sur 300 le nombre de députés acquis à M. Papandréou. Le politologue grec Ilias Nikolapopoulos l'a accusé d'avoir pris une décision potentiellement "suicidaire pour le pays". Mais pour la plupart des analystes grecs, M. Papandréou n'avait pas le choix, contraint de trouver une issue sur le plan intérieur face au refus catégorique de l'opposition de lui prêter main forte et à une contestation sociale généralisée.

Le cabinet soutient le référendum sur le plan de sauvetage

Le cabinet grec, réuni en session extraordinaire dans la nuit de mardi à mercredi, a approuvé "à l'unanimité" le projet de référendum sur le plan de sauvetage annoncé lundi. Le cabinet a également approuvé la décision de M. Papandréou de demander vendredi un vote de confiance du parlement.

L'accord européen du 27 octobre prévoit que les banques créancières de la Grèce acceptent de réduire de moitié la valeur des obligations de dette grecque qu'elles détiennent, ainsi que la poursuite du soutien financier des Etats européens à la Grèce, écrasée par sa dette et par la récession causée par les plans d'austérité successifs.

En échange, il prévoit un renforcement du contrôle des créanciers sur la politique budgétaire du pays, une accélération du programme de privatisations et la poursuite des sévères mesures d'austérité débutées en 2010.

M. Papandréou, qui ne dispose plus que de deux voix de majorité au parlement, se rendra à Cannes mercredi, où il doit rencontrer les dirigeants allemand et français, Angela Merckel et Nicolas Sarkozy, ainsi que ceux de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

LeVif.be, avec Belga

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