Prix de l'énergie sous contrôle : "Nous n'avons rien contre !"

21/03/11 à 11:41 - Mise à jour à 11:41

Source: Trends-Tendances

L'accord intervenu sur le budget fédéral prévoit notamment un monitoring des prix de l'énergie, sous la forme d'un "filet de sécurité" inspiré des Pays-Bas. "Nous n'avons rien contre et nous étions même demandeurs d'une objectivation des prix énergétiques !", réagit Electrabel.

Prix de l'énergie sous contrôle : "Nous n'avons rien contre !"

© Reuters

Un accord est intervenu vendredi soir au cabinet restreint pour "renforcer l'Observatoire des prix", a révélé lors d'un point presse Paul Magnette, ministre de l'Energie et de la Protection des consommateurs.

Concrètement, l'observatoire sera dorénavant habilité à inviter un secteur à venir s'expliquer lorsqu'une "marge exagérée" est constatée au niveau de la formation des prix. Le cas échéant, une négociation devra être menée.

Pour ce qui concerne les prix de l'énergie, particulièrement volatiles en Belgique, le gouvernement s'est accordé sur la mise en place d'un nouveau mécanisme, le "filet de sécurité", d'inspiration néerlandaise.

A des fins de transparence, la Creg, régulateur fédéral de l'énergie, établira les tableaux reprenant les formules de formation des prix. Des contrôles seront exercés pouvant aller jusqu'à une non-autorisation lorsque l'explication portant sur les prix n'est pas satisfaisante.

Les contrats variables d'énergie ne seront plus mensuels mais trimestriels, ce qui diminuera la volatilité des prix, a fait savoir Vincent Van Quickenborne, ministre pour l'Entreprise.

Electrabel : "Nous n'avons rien contre une objectivation des prix énergétiques !"

"Nous n'avons rien contre et nous étions même demandeurs d'une objectivation des prix énergétiques", a réagi samedi une porte-parole d'Electrabel, au lendemain de l'accord intervenu sur le budget fédéral. Celui-ci prévoit notamment un monitoring des prix de l'énergie.

"Ce contrôle anticipé des prix se fera sur base de paramètres objectifs : nous n'avons rien contre", a précisé la porte-parole, tout en soulignant que "régulation et libéralisation sont contradictoires".

Trends.be, avec Belga

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