Prévisions économiques : le " scénario du pire " selon le FMI

20/09/11 à 15:52 - Mise à jour à 15:52

Source: Trends-Tendances

Le Fonds monétaire international a détaillé mardi dans ses prévisions économiques semestrielles un scénario du pire où les économies occidentales tomberaient en récession et où la crise de la dette publique se généraliserait dans le monde.

Prévisions économiques : le " scénario du pire " selon le FMI

© Image Globe / MICHAEL REYNOLDS

Pour le moment peu probable selon les projections de l'institution, cette hypothèse est sérieusement examinée.

Elle implique "des turbulences financières majeures dans la zone euro, s'ajoutant à un retrait des attentes quant aux perspectives de croissance aux Etats-Unis à moyen terme et des tensions financières liées à l'immobilier en Asie émergente".

Et elle ferait perdre, par rapport à l'hypothèse centrale du FMI, plus de 3% au produit intérieur brut des Etats-Unis et de la zone euro la première année.

Ce scénario "illustre comment les grandes économies avancées pourraient retomber en récession et quels dégâts cela pourrait infliger aux économies émergentes et en développement", a expliqué l'institution.

"Les Etats vulnérables sont exposés à une perte soudaine de confiance des investisseurs en la viabilité de leur dette si les fondamentaux se détériorent fortement", a relevé le Fonds.

"Les investisseurs pourraient fuir la dette publique d'Etats-clés", a-t-il prévenu, citant les grands pays bénéficiant des taux d'intérêt les plus faibles: Etats-Unis, Japon, France et Allemagne.

"L'aversion mondiale au risque augmenterait brutalement, et les taux de financement pour les banques et entreprises non financières monteraient à divers degrés. Les économies émergentes souffriraient de la chute des cours des matières premières et d'une inversion des flux de capitaux", a poursuivi le FMI.

"Compte tenu de la possibilité limitée pour la politique monétaire et budgétaire de réagir vigoureusement, il s'ensuivrait un grave ralentissement mondial, qui annihileraient une bonne part des progrès depuis la fin de la Grande récession" de 2008-2009, s'est-il inquiété.

Trends.be avec Belga

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