Piketty devient le conseiller du leader du parti de gauche radicale Podemos

07/09/15 à 17:02 - Mise à jour à 17:02

Le leader du parti espagnol de gauche radicale Podemos, Pablo Iglesias, a enrôlé lundi l'économiste français Thomas Piketty dans sa campagne contre l'austérité en Europe, dénonçant la "politique lâche" de François Hollande qui fait selon lui le jeu de l'extrême droite.

Piketty devient le conseiller du leader du parti de gauche radicale Podemos

Thomas Piketty © BELGAIMAGE

Thomas Piketty, auteur du best-seller international "Le capital au XXIe siècle", va officiellement conseiller Podemos et Pablo Iglesias, candidat au poste de chef du gouvernement espagnol en décembre, ont annoncé les deux hommes lors d'une conférence de presse commune à Paris.

MM. Piketty et Iglesias vont travailler sur "un plan intégral de lutte contre la pauvreté" en Espagne, a indiqué Nacho Alvarez, un économiste de Podemos.

"Nous avons besoin de forces politiques nouvelles pour changer la majorité globale en Europe", a déclaré Thomas Piketty, qui avait déjà rencontré Pablo Iglesias en janvier à Madrid.

L'économiste a répété ses critiques envers le nouveau plan d'aide et de rigueur imposé à la Grèce, tout en soutenant l'idée d'un Parlement de la zone euro avancée par François Hollande.

"Nous voulons gagner les élections", a proclamé Pablo Iglesias, crédité de 15% dans les intentions de vote, derrière le Parti populaire (PP, droite, 28%) et le Parti socialiste (PSOE, 24,9%).

"Nous voulons nous asseoir avec tout le monde, et en particulier avec ceux qui viennent de la famille socialiste et qui ne sont pas d'accord avec les orientations de cette famille ces dernières années", a-t-il ajouté au lendemain d'une première rencontre avec des députés frondeurs du Parti socialiste, après un petit-déjeuner avec son habituel soutien français Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche).

"Nous avons soutenu Jeremy Corbyn en espérant qu'il gagne les primaires du Labour en Grande-Bretagne", a poursuivi l'ancien professeur de sciences politiques, qui soutient toujours Alexis Tsipras en Grèce.

M. Iglesias s'est déclaré "optimiste" dans ses tentatives de "jeter des ponts" entre toutes ces forces politiques. "L'alternative s'appelle en France le Front national (parti d'extrême droite, ndlr). Nous ne souhaitons pas cela. Nous pensons que la politique lâche du président Hollande facilite les choses au Front national."

Avec l'AFP

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