Petit bilan de l'économie britannique

07/05/15 à 10:32 - Mise à jour à 10:33

Source: Trends-Tendances

Ce 7 mai, les citoyens britanniques sont appelés aux urnes pour renouveler la Chambre des communes. Le scrutin est pour le moins incertain. Le bipartisme conservateurs/travaillistes s'est en effet érodé, malgré le mode de scrutin. Le point sur la situation économique du pays.

Petit bilan de l'économie britannique

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C'était déjà le cas voici cinq ans avec le gouvernement de David Cameron, une coalition entre conservateurs et libéraux démocrates. Une première depuis 1945. C'est encore plus le cas aujourd'hui, car de nouveaux partis se sont affirmés, en particulier les nationalistes de l'UKIP et les indépendantistes écossais du SNP. Ils pourraient bien devenir les faiseurs de coalition et porter sur la table des revendications inédites comme une sortie du pays de l'Union européenne ou une plus grande autonomie pour l'Ecosse.

Sur le plan économique, le Royaume-Uni a suivi une trajectoire plus américaine qu'européenne, en recourant dès 2008 à un quantitative easing monétaire. A partir de la mi-2013, la sortie de la crise fut spectaculaire : croissance élevée, consommation des ménages relancée, secteur financier en forme, marché de l'immobilier soutenu, chômage en reflux, déficit réduit de moitié, impôt des sociétés abaissé, etc. Mais la médaille a son revers. Ladite croissance a brutalement ralenti entre janvier et mars 2015. Le marché du travail a surtout bénéficié aux emplois précaires. Les ménages ont gardé leur fort endettement. La productivité a stagné. Le niveau du déficit, héritage du sauvetage des banques en 2008, est resté malgré tout abyssal. Bref, la "remise en ordre" du pays n'est pas terminée. Les Tories demandent un nouveau mandat pour terminer le travail. Le Labour, lui, propose de changer de méthode. Et Dieu sauve la Reine.

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