Nouvelle baisse du pétrole, qui n'arrive pas à enrayer sa chute

03/11/16 à 20:45 - Mise à jour à 20:45

Source: Belga

Les cours du pétrole ont baissé jeudi pour la cinquième séance consécutive, restant au plus bas depuis plus d'un mois dans un marché qui ne parvient pas à se défaire de ses inquiétudes sur la surabondance générale.

Nouvelle baisse du pétrole, qui n'arrive pas à enrayer sa chute

© BELGAIMAGE

Le cours du "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a perdu 68 cents à 44,66 dollars sur le contrat pour livraison en décembre au New York Mercantile Exchange (Nymex), après n'avoir connu que des séances de baisse depuis une semaine.

"La pression reste là, faute de voir comment amoindrir l'offre pour le moment", a résumé Carl Larry, de Frost & Sullivan.

Les cours, qui évoluent au plus bas depuis fin septembre, ont tenté un rebond en début de séance mais sont vite retombés dans le rouge, faute d'actualité réellement encourageante.

Le marché est plombé depuis la fin de la semaine précédente par les doutes sur un accord de baisse de la production au sein de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) et par l'annonce d'un bond massif de presque 15 millions de barils des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis.

L'Opep avait annoncé fin septembre un projet d'accord, mais elle doit encore le mettre en oeuvre à l'issue de son sommet du 30 novembre et les doutes règnent actuellement sur sa capacité à le faire: certains de ses membres en sont déjà exemptés, d'autres semblent désireux de l'être et les derniers chiffres en date montrent que l'offre du cartel reste à un niveau sans précédent.

Certes l'Arabie saoudite, acteur dominant du cartel, "a relevé ses prix vers ses clients asiatiques et cela peut être perçu comme une manière de témoigner de son engagement à parvenir à une baisse de la production", des tarifs plus élevés supposant une offre moindre, a rapporté Bob Yawger, de Mizuho Securities.

Cette actualité a cependant semblé n'apporter qu'un bref soutien au marché, son aspect symbolique ne semblant pas peser très lourd par rapport aux doutes régnant sur la bonne volonté de pays comme l'Irak, deuxième producteur du cartel, pour freiner leur offre.

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