Moscovici compte sur le soutien de la Belgique concernant la taxe sur les transactions financières

30/11/16 à 17:41 - Mise à jour à 17:41

Source: Belga

"La Belgique doit continuer à jouer un rôle important et d'avant-garde" dans les discussions sur la mise en place d'une taxe sur les transactions financières, a affirmé mercredi Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques et à la Fiscalité, lors de son audition devant la commission spéciale de la Chambre consacrée aux Panama Papers.

Moscovici compte sur le soutien de la Belgique concernant la taxe sur les transactions financières

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Cette taxe, dont discutent depuis plusieurs années dix Etats-membres de l'Union européenne, est "à un moment-clé" de son histoire, "avec des côtés positifs mais aussi des moments difficiles" alors qu'une proposition de compromis doit atterrir sur la table des ministres des Finances européens le mois prochain, a concédé Pierre Moscovici.

Des embûches, cette taxe Tobin en rencontre notamment en Belgique, où la N-VA vient d'appeler le gouvernement fédéral à débrancher la prise "de cette fausse bonne idée après des années de souffrance".

Contrairement à ce qu'a encore affirmé ce mercredi en commission spéciale le député N-VA Rob Van de Velde, "ce projet qui me tient à coeur n'est pas juste une taxe de plus. C'est une question éthique et un héritage de la crise financière qui a également pour enjeu le processus de décision européen. Car être incapable de décider à dix, ça donne beaucoup de force à ceux qui plaident pour le blocage en matière financière", a de son côté expliqué le commissaire européen qui a fait de la lutte contre la fraude fiscale l'un de ses chevaux de bataille depuis le début de son mandat.

"Je pense que la Belgique doit continuer à jouer un rôle important et rester à l'avant-poste dans cette affaire qui implique les quatre plus grandes économies européennes. C'est dans son intérêt et dans l'intérêt de l'Europe", a-t-il poursuivi en saluant par ailleurs la mise en place d'une commission spéciale en Belgique, "qui vient renforcer la commission d'enquête du Parlement européen et qui constitue un allié précieux pour la révolution de la transparence fiscale".

"L'Union européenne reste pionnière dans ce domaine. Et même si on n'a pas résolu tous les problèmes, on a fait pas mal en un laps de temps très court", notamment en matière de coopération des Etats et de contrôle des intermédiaires financiers, s'est encore félicité Pierre Moscovici. "Nous allons continuer à travailler à la mise en place d'un système plus transparent et pour ce faire, nous avons besoin de l'appui de la société civile mais aussi des parlements européen et nationaux", a-t-il conclu, bouclant ainsi la dernière réunion de la commission spéciale de la Chambre pour cette année.

Les parlementaires devraient se retrouver les 10 et 17 janvier 2017, la présentation des conclusions de la commission étant attendue en février.

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