Menace terroriste : la "surcommunication" a coûté cher à Bruxelles

04/12/15 à 15:18 - Mise à jour à 15:18

Source: Trends-Tendances

La "surcommunication" au moment du passage au niveau 4 de menace terroriste a eu un impact lourd sur l'économie bruxelloise, selon le ministre régional Didier Gosuin. Au-delà des dégâts chiffrables, il déplore un "impact sur le long terme par l'image excessive donnée de la Belgique et de Bruxelles".

Menace terroriste : la "surcommunication" a coûté cher à Bruxelles

Grand-Place de Bruxelles. © BELGA/Dirk Waem

Didier Gosuin, ministre bruxellois de l'Économie, s'est dit convaincu, vendredi matin, que la "surcommunication" et la "surréaction" au sujet du passage de l'évaluation de la menace au niveau 4 ont eu un impact négatif sur l'activité économique en Région bruxelloise.

L'organisation patronale BECi a été chargée par la Région de mener une étude d'impact, a-t-il indiqué aux députés bruxellois réunis en séance plénière du parlement régional. Le ministre était interpellé par Serge de Patoul (DéFI) et par Vincent De Wolf (MR) sur les conséquences économiques de l'alerte de niveau 4, appliquée jusqu'il y a un peu plus d'une semaine, et sur les mesures de soutien que le gouvernement bruxellois compte adopter ou a adoptées en faveur des entreprises dans ce contexte.

Selon Didier Gosuin, si pour certains, les dégâts sont inscrits dans le court terme sous forme de reports d'achats, pour d'autres, comme les restaurants, les hôtels et les organisateurs de colloques, ils sont irrécupérables. Il y a "également un impact sur le long terme par l'image excessive que l'on a donné de la Belgique et de Bruxelles", a-t-il ajouté.

D'après M. Gosuin, la Région ne dispose pas des outils fiscaux pour aider les entreprises dans ce contexte. Elle peut toutefois travailler sur l'image et faire un travail d'accompagnement, notamment des commerçants. "Nous avons convenu de le faire, le ministre-président et moi-même", mais pas dans l'immédiat, car cela ne serait pas efficace, a encore dit le ministre, précisant qu'ils se donneront les mois de janvier et de février pour voir comment "booster certains secteurs".

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