Mécanisme de secours : la Belgique donnera 2,8 milliards

22/03/11 à 09:05 - Mise à jour à 09:05

Source: Trends-Tendances

La Belgique fournira 2,8 milliards d'euros sur trois ans au futur Mécanisme européen de stabilité. Notre ministre des Finances a toutefois laissé entrevoir une plus-value pour les finances publiques nationales.

Mécanisme de secours : la Belgique donnera 2,8 milliards

© Reuters

Les ministres européens des Finances ont trouvé lundi un accord définitif sur le financement du Mécanisme européen de stabilité, qui permettra de venir au secours des Etats de la zone euro en détresse financière à partir de 2013. Le capital total du Mécanisme sera de 700 milliards, dont 80 milliards sous forme de capital libéré. La Belgique contribuera à hauteur de 2,8 milliards sur trois ans.

Le Mécanisme de stabilité doit remplacer en juin 2013 le Fonds européenn de stabilité financière (FESF), structure temporaire créée en pleine crise de la dette souveraine et qui a déjà été mobilisée pour aider l'Irlande. Sa capacité effective de prêts sera de 500 milliards d'euros, grâce à un capital souscrit de 700 milliards, dont 80 milliards directement injectés.

La Belgique empruntera les 2,8 milliards d'euros sur les marchés financiers, avant de les reprêter au Mécanisme

Les pays de la zone euro débourseront 40 milliards d'euros dès sa création en 2013, et 40 milliards sur les trois années suivantes.

Les ministres des Finances se sont accordés lundi sur la clé de répartition de leurs contributions respectives. Le partage habituel, basé sur les participations au capital de la Banque centrale européenne, a été légèrement modifié en faveur des pays qui ont rejoint récemment la zone euro.

La contribution belge sera donc légèrement plus élevée, passant de 3,467 % (sa part dans la BCE) à 3,477 %. Concrètement, le pays déboursera environ 1,4 milliard en 2013, et un montant identique sur les trois années suivantes.

La Belgique empruntera ces montants sur les marchés financiers, avant de les reprêter au Mécanisme, a expliqué Didier Reynders, ministre belge des Finances, à l'agence Belga. Les montants seront donc comptabilisés uniquement dans la dette publique, qui gonflera d'environ un point de PIB, mais pas dans le déficit. Mais "les prêts qui vont être octroyés le seront avec des taux de marché majorés", a-t-il précisé, laissant entrevoir une plus-value pour les finances publiques nationales.

Le taux devrait toutefois être plus favorable aux pays emprunteurs que ceux offerts à la Grèce et à l'Irlande. Le calcul de la majoration sera calqué sur les pratiques du Fonds monétaire international.

Les ministres européens ont prévu que le Mécanisme permanent serait établi, comme la Facilité temporaire, à Luxembourg. Il bénéficiera d'un statut de créancier privilégié si un emprunteur se trouve dans l'obligation de restructurer sa dette.

Trends.be, avec Belga

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