Matières premières : réguler les marchés est une "question complexe"

31/08/10 à 15:07 - Mise à jour à 15:07

Source: Trends-Tendances

La Commission européenne a indiqué mardi "partager" le constat français sur "le besoin d'une approche européenne" pour mieux réguler les marchés financiers liés aux matières premières, après un appel en ce sens de Paris.

Matières premières : réguler les marchés est une "question complexe"

© Bloomberg

"Je partage pleinement le constat fait par le gouvernement français sur l'importance de la question des marchés d'instruments financiers dérivés de matières premières, et assimilés, et le besoin d'une approche européenne coordonnée, a indiqué Michel Barnier, commissaire européen aux Services financiers, dans une déclaration transmise à l'AFP. J'accueille très favorablement la volonté politique exprimée par la France de faire avancer ce débat."

Le commissaire juge par ailleurs "positif" que la France ait décidé d'en faire une priorité pendant sa présidence du G20 : "Je pense que c'est un débat que nous devons avoir au niveau européen et au niveau mondial, car c'est une question complexe qui demande une coordination internationale."

"Je pense qu'il sera nécessaire d'aller plus loin", annonce déjà Michel Barnier

La France a demandé à la Commission de prendre une "initiative" pour "améliorer" la régulation des produits financiers liés aux matières premières, une des priorités de Paris en vue de sa présidence du G20, dans une lettre conjointe des ministres Christine Lagarde (Economie), Jean-Louis Borloo (Energie) et Bruno Le Maire (Agriculture) rendue publique mardi.

"Plus précisément, au niveau européen, les propositions que je ferai dès la mi-septembre sur les produits dérivés apporteront plus de transparence et de discipline, y compris ceux liés aux matières premières", assure en réponse Michel Barnier.

La Commission doit proposer à la mi-septembre une législation pour les produits financiers dérivés, conçus à l'origine comme des instruments de couverture du risque - des sortes d'assurances permettant aux opérateurs de se prémunir en cas de grosses fluctuations des cours - mais accusés d'alimenter la spéculation.

Néanmoins, "je pense qu'il sera nécessaire d'aller plus loin", ajoute le commissaire, en indiquant souhaiter un "travail transversal au sein de la Commission" sur le sujet, impliquant donc d'autres services que les siens.

Trends.be, avec Belga

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