Les touristes russes à la rescousse de l'Espagne

24/02/13 à 14:17 - Mise à jour à 14:17

Source: Trends-Tendances

Des plages de la Costa del Sol au Prado de Madrid, en passant par Tolède ou la Sagrada Familia de Barcelone, les vacanciers russes déferlent sur l'Espagne, apportant un bol d'air salvateur à l'industrie touristique dans ce pays à l'économie en berne.

Les touristes russes à la rescousse de l'Espagne

© REUTERS

En 2012, pour la première fois, plus d'un million de touristes russes ont visité l'Espagne: 1.206.227 exactement, un bond de 39,8% par rappport à 2011, selon le ministère du Tourisme. Ils sont des centaines de milliers, attirés hiver comme été par les plages, les sites culturels ou les fêtes traditionnelles. Le nombre croissant de vols directs entre la Russie et l'Espagne, l'accès plus facile aux visas, l'appétit grandissant pour les voyages de la classe moyenne russe font le reste.

"Durant l'époque soviétique, très peu de touristes avaient le privilège de voyager. Quand la Russie s'est ouverte au monde, les Russes n'avaient aucune expérience du voyage et l'Espagne a alors été l'un des pays les plus actifs pour essayer de capter cette clientèle", souligne-t-il.

Parmi les destinations de choix pour ces touristes de l'Est, la Catalogne, sa capitale Barcelone et ses stations balnéaires, où, durant la saison d'été, les Russes dépassent désormais en nombre les Britanniques. Dans des villes côtières comme Salou, ils sont devenus le premier contingent de touristes étrangers.

L'arrivée des Russes permet de compenser la chute du nombre de visiteurs italiens ou néerlandais, et aide à remplir les hôtels au moment où les Espagnols, frappés par un chômage record de 26%, réduisent leurs dépenses de loisirs.

Les Russes dépensent plus que n'importe quelle autre nationalité: 159 euros par jour, contre 108 euros dépensés en moyenne par les autres étrangers, loin devant les 93 euros déboursés par les Britanniques.

Dans les stations balnéaires, les menus et pancartes rédigés en alphabet cyrillique sont devenus courants, au même titre que les indications en anglais.

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