Les syndicats inquiets face à l'incertitude créée par la crise politique francophone

20/06/17 à 14:28 - Mise à jour à 14:28

Source: Belga

Les syndicats font part mardi de leurs inquiétudes, au lendemain de l'annonce du président du cdH Benoît Lutgen de sa volonté de ne plus gouverner avec le PS en Wallonie et à Bruxelles. L'avenir des dossiers en cours de discussions se présente désormais comme incertain, pointent-ils.

Les syndicats inquiets face à l'incertitude créée par la crise politique francophone

Christian Masai, secrétaire fédéral du syndicat socialiste. © BELGA

Le secteur non-marchand du SETCa s'inquiète de l'avenir des discussions sur "toute une série de dossiers fondamentaux". "Le peu qui a pu être engrangé pour conclure de nouveaux accords sociaux pluriannuels, après de nombreux mois de lutte syndicale, est perdu", dénonce dans un communiqué Christian Masai, secrétaire fédéral du syndicat socialiste.

Pacte d'excellence dans l'enseignement, réforme de l'aide à la jeunesse, statut de salarié des accueillantes d'enfants, réforme des aides à l'emploi, etc. seront-ils "ajoutés à la liste des travaux inutiles?", s'interroge-t-il. "Tout est à recommencer, dans des conditions qui s'avèreront peut-être encore plus difficiles qu'elles ne l'ont été."

Robert Vertenueil, secrétaire général de la FGTB, souligne quant à lui l'inquiétude de voir se créer une coalition avec le MR, et les conséquences de celle-ci sur les politiques futures des gouvernements régionaux et communautaires, qui aujourd'hui "tentaient de compenser la politique très à droite du fédéral". Le secrétaire général se dit encore préoccupé par l'avenir de dossiers comme le logement et le soutien à la création d'emplois.

Pour Patrice De Brandt, secrétaire permanent CSC Services publics pour la Région de Bruxelles-Capitale, le terme d'inquiétude est même "un euphémisme", puisque "la situation est dramatique". "Ce jeu politique risque de mettre toute l'administration en péril, ainsi que la poursuite de certaines procédures et projets qui doivent passer au gouvernement" bruxellois. Alors que la Région a des défis à relever, "une nouvelle majorité pourrait prendre des décisions totalement opposées à ce qui a déjà été fait".

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