"Les négociations n'ont aucun sens avant le référendum grec"

01/07/15 à 20:00 - Mise à jour à 20:00

Source: Belga

Toute nouvelle décision des créanciers sur l'aide financière à la Grèce est désormais suspendue aux résultats du référendum convié dimanche par le premier ministre grec Alexis Tsipras.

"Les négociations n'ont aucun sens avant le référendum grec"

Johan Van Overtveldt © Belga

Les ministres des Finances de la zone euro ont conclu en ce sens leur vidéo-conférence mercredi en fin de journée. Le ministre belge des Finances, Johan Van Overtveldt, a confirmé après l'échange que le sujet ne serait plus abordé avant dimanche.

"Les négociations n'ont aucun sens puisque le gouvernement grec a affirmé de lui-même ne plus avoir de mandat. Il doit désormais le recevoir de sa population", a expliqué le grand argentier belge à l'agence Belga. "Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs" a aussi tweetté le ministre des Finances slovaque, Peter Kazimir, à l'issue de l'échange d'une heure avec ses pairs. Selon lui, l'Eurogroupe a fait preuve d'unité en choisissant d'attendre les résultats du référendum grec avant d'entamer de nouvelles discussions sur la demande émise mardi par le gouvernement d'un nouveau soutien financier via le Mécanisme européen de stabilité (MES) (environ 30 milliards d'euros sur deux ans). L'Eurogroupe aurait en outre estimé que le peuple grec n'était pas suffisamment informé par le gouvernement d'Alexis Tsipras. "Il faut que ce soit clair pour la population que ce sont les négociateurs grecs eux-mêmes qui ont quitté la table des négociations. C'est un élément crucial en regard de ce qui s'est passé ensuite", a encore détaillé M. Van Overtveldt. La population grecque devrait aussi mieux prendre l'ampleur, selon les ministres des Finances de la zone euro, que le second programme d'aide a expiré mardi soir, et que depuis lors le pays est en défaut de paiement au Fonds monétaire international pour ne pas avoir remboursé 1,5 milliard d'euros. "Depuis l'expiration du second programme d'aide, les propositions des institutions ne sont donc plus sur la table non plus. C'est une nouvelle situation qui existe et qui devra être intégrée dans les nouvelles négociations", éclaire encore le ministre Van Overtveldt.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est adressé à la nation grecque l'invitant à voter non lors du référendum qu'il a convié dimanche au sujet des propositions de réformes des créanciers du pays. "L'Europe veut aider la Grèce, mais on ne peut aider quelqu'un contre sa volonté", a alors commenté le président du Conseil européen (au sein duquel siègent les 28 Etats membres), le Polonais Donald Tusk.

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