Les mille sociétés aux plus gros bénéfices ont payé en moyenne 6,7% d'impôt

16/10/14 à 11:11 - Mise à jour à 11:11

Source: Belga

Les 1.000 entreprises belges les plus bénéficiaires en 2013 paient en moyenne 6,7% d'impôts, soit une ristourne fiscale de 13 milliards d'euros. Le total des bénéfices réalisés par ces sociétés a été de 48 milliards en 2013 mais l'impôt payé n'a été que de 3,2 milliards, dénonce jeudi le service d'études du PTB, qui en est à sa cinquième édition de son top 1.000 et de son top 50.

Les mille sociétés aux plus gros bénéfices ont payé en moyenne 6,7% d'impôt

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Le top 1.000 des bénéfices calcule le taux d'imposition moyen des mille sociétés belges les plus bénéficiaires. "Les ordres de grandeur constatés depuis notre première étude de 2010 se maintiennent", analyse Marco Van Hees, député fédéral du PTB et auteur de l'étude, dans les colonnes des journaux de Sudpresse et du Nieuwsblad.

Le top 50 des ristournes fiscales, lui, classe les cinquante sociétés qui ont bénéficié des plus importants cadeaux fiscaux. Leur taux d'imposition était en 2013 de 2,8% alors que le taux normal est de 33,99%. La société ayant réalisé le plus gros bénéfice en 2013 était Telenet Group Holding, devant AB-Inbev, le plus grand producteur mondial de bière. Selon le service d'études du parti, avec un bénéfice de 1,7 milliard d'euros, la multinationale belgo-brésilienne n'a payé aucun impôt en Belgique en 2013. Et ce, bien qu'elle ait distribué 3,28 milliards de dividendes aux actionnaires.

Le holding GBL n'aurait, lui non plus, payé aucun impôt sur un bénéfice de 845 millions d'euros. Le secteur pharmaceutique est également représenté dans ce classement avec GSK et Janssen Pharmaceutica.

"Au moment où les parlementaires débattent d'une politique d'austérité qui coûtera 8 milliards d'euros à la population, la suppression des intérêts notionnels et de l'exonération des plus-values sur actions rapporterait 5 milliards d'euros. Mais le nouveau gouvernement ne fait que confirmer les ingrédients du paradis fiscal belge, au détriment des travailleurs", déplore Marco Van Hees.

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