Les mesures de Draghi contre la crise ne plaisent pas aux marchés

02/08/12 à 15:34 - Mise à jour à 15:34

Source: Trends-Tendances

Mario Draghi a annoncé jeudi que la Banque centrale européenne (BCE) était prête à de nouvelles mesures pour aider les pays de la zone euro. Mais le message du banquier central a pesé sur les marchés financiers qui attendaient des mesures concrètes. Déception des marchés : Les bourses européennes ont donc terminé dans le rouge.

Les mesures de Draghi contre la crise ne plaisent pas aux marchés

© Reuters

A Francfort, le Dax a perdu 2,2%. Le CAC 40 a baissé de 2,68% à Paris. A Amsterdam, la perte de l'AEX a été limitée à 1,7%.

Les pertes ont été plus lourdes dans les pays directement plongés dans la crise financière: la bourse de Milan a lâché 4,64% et à Madrid, l'indice a baissé de 5,16%.

La perte a été de 2,08% à Bruxelles.

C'est peu dire que les propos du président de la Banque centrale européenne étaient attendus ce jeudi après-midi, après la décision de maintenir le taux d'intérêt directeur à 0,75%. Les marchés attendaient rien moins que des mesures exceptionnelles susceptibles de sauver la zone euro. Mais les premières annonces faites à Francfort par Mario Draghi ont déçu.

Il a certes jugé "inacceptables" les envolées des taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie, malgré les efforts déployés par la zone euro pour sortir de la crise. Et il a répété que l'euro était irréversible. Mais a été avare en annonces concrètes en dehors du fait que la BCE était prête à intervenir sur le marché obligataire. La BCE "peut entreprendre des opérations sur le marché obligataire d'une taille adéquate pour atteindre son objectif", a-t-il déclaré. Il a par ailleurs appelé les gouvernements à se préparer à faire intervenir les fonds de secours européens FESF et MES sur le marché obligataire.

Draghi repousse pour l'instant les taux de dépôt négatifs

Interrogé sur une possible baisse du taux de dépôt de la BCE, actuellement de 0%, il a indiqué qu'une possible réduction des taux d'intérêt avait été discutée. "Mais le conseil des gouverneurs a décidé à l'unanimité que ce n'était pas le moment", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse mensuelle de l'institution. Il s'agirait d'entrer dans "des eaux en grande partie inconnues", a-t-il ajouté.

Les investisseurs ont donc réagi négativement. La bourse de Paris a ainsi plongé dans le rouge (-2,09%) en début d'après-midi, tout comme celle de Francfort. Madrid chutait encore plus nettement, de 5%. Sur le front de la dette, le taux à 10 ans de l'Italie grimpe au-dessus des 6%.

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Trends.be avec l'Expansion

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