"Les mesures compensatoires pas mises en oeuvre correctement"

25/04/14 à 19:01 - Mise à jour à 19:01

Source: Trends-Tendances

Les mesures promises aux employeurs en compensation des coûts supplémentaires de la première phase du statut unique ne sont pas correctement mises en oeuvre, selon les différentes organisations patronales (FEB, Unizo, UCM et Agrofront).

"Les mesures compensatoires pas mises en oeuvre correctement"

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"Les organisations patronales constatent dès lors que la première phase du dossier ouvriers-employés (licenciement et jour de carence, mesures compensatoires comprises) n'a pas été finalisée correctement. Cette décision hypothèque le déroulement ultérieur des discussions", soulignent les employeurs.

"Une des mesures compensatoires promises est l'adaptation des tarifs minimum obligatoires à verser par les employeurs aux services externes pour la prévention et la protection au travail. Cette réforme devrait permettre un allégement des coûts dans les secteurs ouvriers, mais il semble que ce ne soit pas le cas: il n'y a aucune garantie de compensation", expliquent les organisations patronales.

"Après des mois de discussions et de calculs en groupes de travail tripartites, les organisations patronales ne peuvent que conclure que cette mesure n'est pas une bonne solution. Les employeurs des secteurs à forte intensité de main-d'oeuvre, qui éprouvent déjà beaucoup de difficultés dans le contexte économique actuel et qui sont confrontés à un surcoût lié au nouveau régime de licenciement, risquent encore de se voir infliger des coûts additionnels. C'est inacceptable ! ", dénoncent les employeurs.

Les organisations patronales ont, à plusieurs reprises, demandé à la ministre de l'Emploi Monica De Coninck, d'abandonner cette piste au profit d'une mesure alternative, sous la forme d'une réduction supplémentaire des cotisations patronales pour le système de vacances annuelles des ouvriers. "C'est la seule façon de donner aux employeurs concernés une compensation correcte", estiment-elles. "Or, elles ont été informées aujourd'hui que la ministre poursuit tout bonnement l'adaptation des tarifs des services de prévention qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2016."

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