Les décisions de l'Eurogroupe

13/03/12 à 08:12 - Mise à jour à 08:12

Source: Trends-Tendances

Les ministres des Finances de la zone euro ont accepté lundi soir d'assouplir l'objectif de réduction du déficit budgétaire de l'Espagne. Ils ont aussi annoncé que l'avenir de la Grèce dans la zone euro ne faisait plus aucun doute tandis que la succession de Jean-Claude Juncker reste ouverte.

Les décisions de l'Eurogroupe

© AFP

Les ministres des Finances de la zone euro ont accepté lundi soir d'assouplir l'objectif de réduction du déficit budgétaire de l'Espagne cette année, qui devra être ramené à 5,3% du PIB contre 4,4% prévu à l'origine, a annoncé leur chef de file Jean-Claude Juncker.

Ce nouvel objectif est néanmoins un peu inférieur à celui qu'avait
annoncé le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy le 2 mars, de 5,8% du Produit intérieur brut national.

"L'Eurogroupe (forum des ministres) estime que la correction du déficit excessif devrait être garantie par un effort supplémentaire de l'ordre de 0,5 point de pourcentage du Produit intérieur brut" du pays, sous l'objectif de 5,8% annoncé le 2 mars par M. Rajoy, a déclaré à la presse M. Juncker à l'issue d'une réunion des ministres à Bruxelles.

Dans le même temps, la zone euro tient à ce que Madrid respecte son engagement à ramener l'année prochaine son déficit public à 3% du PIB, soit le maximum toléré par le Pacte de stabilité et de croissance. Et elle a salué un engagement en ce sens du gouvernement espagnol.

La dette grecque ramenée à 117% du PIB en 2020 La dette grecque sera ramenée à 117% du PIB en 2020, soit mieux que l'objectif fixé jusqu'ici par l'Eurogroupe, qui était à 120,5%, a déclaré lundi le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker. "La dette publique de la Grèce sera ramenée à 117%" du PIB en 2020, grâce notamment au taux de participation élevé au plan d'effacement de dette grecque par le secteur privé, s'est réjoui M. Juncker. Il a confirmé par ailleurs que la zone euro avait "décidé du lancement du deuxième programme" d'aide à la Grèce, d'un montant de 130 milliards d'euros pour 2012-2013. Il s'agit d'un "montant sans précédent pour garantir l'avenir de la Grèce dans la zone euro", a insisté M. Juncker. Désormais, "l'avenir de la Grèce dans la zone euro ne fait aucun doute", a-t-il dit.

De son côté, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a salué "un nouveau départ pour la Grèce" avec ce deuxième programme d'aide.

Pas encore de discussion sur la succession de Juncker
Aucune décision n'a encore été prise sur la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de l'Eurogroupe, a indiqué le porte-parole d'Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, à l'agence BELGA. M. Juncker a annoncé récemment qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat à la présidence de ce forum qui réunit les ministres des Finances de la zone euro, et qu'il quitterait ses fonctions à la fin du mois de juin. Dans un article publié lundi, le journal Le Monde a indiqué que le nouveau Premier ministre et ministre des Finances italien Mario Monti, qui s'est forgé le respect sur la scène européenne, était pressenti pour lui succéder.

"Il est exact que le président (du Conseil européen) mène des consultations, mais rien n'est encore décidé", a dit à BELGA le porte-parole de M. Van Rompuy lundi soir. M. Van Rompuy, qui vient d'être désigné pour sa part président des réunions bi-annuelles de la zone euro au niveau des chefs d'État, a reçu le mandat de mener les consultations sur la succession de M. Juncker. La question divise actuellement les pays de la zone euro. Bien que très respecté, M. Monti est défavorisé par sa nationalité. La Banque centrale européenne est en effet déjà présidée par un Italien, Mario Draghi. En outre, certains, comme le ministre allemand
Wolfgang Schauble, veulent confier la présidence de l'Eurogroupe à un ressortissant d'un pays doté d'un triple A. Outre, l'Allemagne elle-même, seuls les Pays-Bas, la Finlande et le Luxembourg ont encore la meilleure note souveraine. Le ministre néerlandais des Finances, Jan Kees De Jager, a déjà fait savoir qu'il n'était pas intéressé par la fonction.

Avec Belga

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