Les dangers et les bénéfices d'un 'tax shelter' étendu aux arts de la scène

22/01/16 à 10:11 - Mise à jour à 10:11

Séduit par les performances du "tax shelter" dans l'industrie audiovisuelle, le gouvernement Michel a décidé d'élargir ce système aux arts de la scène. Avec un risque de cannibalisation pour le monde du cinéma ?

Près de 140 millions d'euros pour le cinéma. Voilà la jolie somme que les six principales sociétés belges actives dans le tax shelter ont récolté en 2015, à savoir uFund, BNP Paribas Fortis Film Finance, Casa Kafka Pictures, Scope Invest, Taxshelter.be et Belga Films Fund. Aidés par un nouveau cadre légal instauré il y a un an à peine, ces leveurs de fonds se réjouissent des retombées bénéfiques d'un système devenu plus éthique, plus intéressant d'un point de vue financier et surtout beaucoup plus simple à appliquer. En clair : le nouveau tax shelter -- qui permet aux entreprises d'investir de l'argent dans la production audiovisuelle en échange d'un réel avantage fiscal -- propose désormais un taux d'exonération de 310 % sur le montant de l'investissement (contre 150 % dans l'ancienne mouture), avec un rendement net de 10 % garanti pour les entreprises (contre 4,52 % précédemment). Inutile de dire que de nouveaux investisseurs se sont pressés au portillon du tax shelter et que les six spécialistes du secteur ont terminé l'année 2015 avec le sourire.
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