Les conseils marketing de l'AmCham à la Belgique

18/05/11 à 14:49 - Mise à jour à 14:49

Source: Trends-Tendances

Comme le confirme la dernière étude d'IBM, la Belgique est boudée par les investisseurs étrangers. Le royaume a un problème de marketing, estime la chambre de commerce américaine en Belgique qui avance six pistes pour remédier à cette situation.

Les conseils marketing de l'AmCham à la Belgique

© Montage Thinkstock

A force d'entendre que l'économie belge tourne bien sans gouvernement, on va finir par le croire. Certaines études sont toutefois là pour rappeler que la situation du royaume est loin d'être idyllique. Comme le dernier rapport d'IBM sur les investissements étrangers qui montre que notre pays n'a attiré que 166 projets en 2010, contre 189 en 2008 et... 242 en 2006. "Le plus inquiétant, commente Marcel Claes, chief executive de l'AmCham, la très active chambre de commerce américaine en Belgique, c'est de voir que la Belgique n'attire plus de nouveaux investisseurs."

En cause : une politique fiscale et salariale trop complexe. Sans parler de l'absence de gouvernement qui crée une instabilité. C'est pourquoi, sur la base des recommandations de ses 500 membres, l'AmCham a dressé une liste de six priorités sur lesquelles la Belgique doit se focaliser pour regagner un peu de compétitivité. "De manière générale, résume Marcel Claes, la Belgique doit améliorer son marketing pour vendre ses atouts à l'étranger."

Pour le maintien des intérêts notionnels

La première recommandation concerne la recherche et le développement. Un domaine dans lequel la Belgique est bien positionnée, souligne l'AmCham. Selon la dernière étude de la Commission européenne, le royaume apparaît, en effet, comme le sixième pays le plus innovant d'Europe. Afin de garder ces activités d'innovation sur nos terres, l'AmCham suggère d'étendre progressivement l'exonération partielle du précompte professionnel, dont bénéficient les chercheurs disposant d'un doctorat ou d'un diplôme d'ingénieur civil, à tous les employés actifs en R&D.

La deuxième priorité, refrain classique, concerne une réduction du coût du travail en ramenant les charges sociales de 35 à 29 % des salaires bruts. Outre une diminution de l'impôt des sociétés de 34 à 29 %, elle prône le maintien des intérêts notionnels. "Les charges sont très importantes en Belgique mais ce que les investisseurs ignorent souvent ce sont les nombreuses possibilités de déduction", observe Marcel Claes.

Adapter l'indexation automatique des salaires

Pour l'AmCham, il faut également adapter le système de l'indexation automatique des salaires qui effraie les patrons étrangers. Et de rappeler, que la Belgique est le seul pays d'Europe où 98 % de la masse salariale est indexée automatiquement. "On propose de limiter ce système à un montant fixe de la rémunération, ce qui donnerait plus de flexibilité aux entreprises sans pénaliser les petits salaires", argumente son patron. Enfin, les deux dernières recommandations concernent une simplification des charges administratives et une stimulation financière de l'emploi des seniors. Et pour cause : en Belgique, le taux d'emploi des 55-64 ans n'est que de 35,3 %, soit le deuxième plus bas en Europe...

Sandrine Vandendooren

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