Légitimité et passe-passe démocratique au Parlement wallon

31/07/17 à 11:38 - Mise à jour à 01/08/17 à 10:32

Le nouveau gouvernement wallon est installé. Il dispose d'une majorité étriquée, mais il est prêt à quelques contorsions pour la conforter un peu.

Ce vendredi 28 juillet rentrera dans l'histoire politique de notre pays. Pour la première fois, un important changement de majorité s'opère dans un exécutif régional, sans passer par les urnes, via l'utilisation de la motion de méfiance constructive. Il peut sembler étonnant de réaliser un tel basculement sans demander l'aval des citoyens. Le mécanisme n'a cependant rien d'anti-démocratique. Les députés wallons ont été élus avec un mandat de cinq ans et, d'un point de vue strictement arithmétique, la coalition MR-cdH est bien majoritaire : 38 sièges sur 75. C'est court, mais suffisant tant que tout le monde vient siéger. Ce vendredi, la motion de méfiance a même reçu en plus l'apport inopiné et apparemment non négocié d'un député indépendant (ex-Parti Populaire). En d'autres termes, on peut ne pas apprécier la nouvelle coalition, on peut la juger trop étriquée pour durer (mais la législature ne comporte plus que deux ans), elle n'en demeure pas moins parfaitement démocratique.
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