Le Royaume-Uni plus pessimiste sur la croissance jusqu'en 2021

22/11/17 à 15:43 - Mise à jour à 15:43

Source: Afp

Le Royaume-Uni a nettement abaissé ses prévisions de croissance jusqu'en 2021, a annoncé mercredi le chancelier de l'Echiquier, Philip Hammond, au moment où l'économie est confrontée à l'impact du Brexit et à une productivité plus faible que prévu.

Le Royaume-Uni plus pessimiste sur la croissance jusqu'en 2021

Le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond. © AFP

Lors de la présentation de son budget devant la Chambre des Communes et selon les dernières données de l'OBR, l'institut chargé des prévisions officielles, M. Hammond a dit s'attendre à une croissance de 1,5% en 2017 (contre 2,0% prévu en mars lors du dernier budget) et de 1,4% en 2018 (contre 1,6%).

Toujours d'après l'Office for Budget Responsibility (OBR), la croissance devrait encore ralentir à 1,3% en 2019 et 2020 avant se reprendre un peu à 1,5% en 2021.

L'économie est actuellement freinée par la baisse du pouvoir d'achat des Britanniques à cause d'une inflation accélérée par la dépréciation de la livre, elle-même provoquée par les doutes sur le Brexit.

La sortie de l'UE, prévue fin mars 2019, a également pour conséquence de peser sur les décisions d'investissement des entreprises qui attendent d'y voir plus clair sur les futures relations entre Londres et Bruxelles.

M. Hammond a également insisté sur le fait que "malheureusement notre performance concernant la productivité continue de décevoir".

L'OBR a revu en baisse ses prévisions de productivité, problème endémique pour le Royaume-Uni qui s'explique notamment par le manque d'investissement des entreprises, avec pour conséquence de pénaliser la croissance.

Compte tenu de ces perspectives économiques dégradées, le chancelier s'attend à ce que ses marges de manoeuvre financières soient moins importantes que prévu lors du budget de mars dernier.

Selon l'OBR, le déficit public va reculer progressivement et devrait permettre au Royaume-Uni de le ramener sous 2% en 2020-2021 comme il l'a prévu. Il devrait néanmoins diminuer moins vite que prévu à partir de 2019-2020, avant un retour à l'équilibre voulu autour de 2025.

M. Hammond a chiffré à 14,8 milliards de livres sa marge de manoeuvre théorique en 2020-201 correspondant à la différence entre l'objectif des 2% et les 1,3% attendu. Cette somme est près de deux fois moindre que celle qui pouvait être envisagée en mars dernier pour parer aux imprévus du Brexit.

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