"Le Royaume-Uni n'est pas prêt pour le Brexit"

11/09/17 à 10:42 - Mise à jour à 10:42

Source: Afp

La secrétaire générale de la confédération syndicale britannique TUC, Frances O'Grady, a plaidé dimanche pour un maintien dans le marché unique après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, mettant en garde contre un "Brexit kamikaze".

"Le Royaume-Uni n'est pas prêt pour le Brexit"

© Reuters

"Rester dans le marché unique serait ce qu'il y a de mieux pour la Grande-Bretagne et pour les travailleurs", a déclaré Frances O'Grady à l'AFP, en marge de la conférence annuelle de l'organisation qui se déroule à Brighton, sur la côte sud de l'Angleterre.

Tous les syndicats affiliés au TUC, à l'exception d'un seul, ont voté jeudi en faveur d'une déclaration soulignant les avantages de rester indéfiniment dans le marché unique.

Le gouvernement conservateur de Theresa May souhaite quant à lui quitter le marché unique après le Brexit, mais n'exclut pas un accord qui permettrait au Royaume-Uni de faire la jonction entre la sortie effective du giron européen et l'entrée en vigueur d'un nouvel accord commercial avec l'UE.

L'idée d'une période de transition, pendant laquelle seraient gardées les mêmes conditions de base que celles dont profite actuellement le Royaume-Uni au sein de l'UE, est défendue par le Labour, le principal parti d'opposition.

Une position "adulte", a souligné Frances O'Grady, estimant néanmoins qu'un maintien dans le marché unique, mais aussi dans l'union douanière, devrait se poursuivre au-delà de la période de transition.

Mme O'Grady, qui avait fait campagne contre le Brexit, a également jugé, au cours d'une conférence de presse, que le Royaume-Uni était sous la menace d'un "Brexit kamikaze", notamment quant aux droits des travailleurs, en raison de l'échec "criminel" du gouvernement dans la définition d'une stratégie de négociation efficace avec l'UE.

"Le Royaume-Uni n'est pas prêt pour le Brexit", a-t-elle insisté, tandis qu'un rapport publié par la confédération syndicale affirme que l'économie britannique est devenue plus dépendante de l'UE en matière commerciale depuis le référendum du 23 juin 2016.

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