Le plan de relance suscite bien des réactions...

09/10/13 à 13:10 - Mise à jour à 13:10

Source: Trends-Tendances

L'Union des classes moyennes (UCM) se réjouit qu'une grande partie des moyens consacrés au plan de relance soit consacrée "aux petites et aux très petites entreprises" mais ne cache pas qu'elle "avait souhaité davantage d'ambition".

Le plan de relance suscite bien des réactions...

© Reuters

"Il faut souligner la décision d'étendre aux quatrième et cinquième embauches la réduction des charges appliquée aujourd'hui sur le troisième emploi. C'est une mesure que l'UCM demandait depuis longtemps et qui devrait, pour un coût limité, entraîner la création de plus de 7.000 emplois", réagit l'organisation dans un communiqué.

L'UCM salue aussi l'indexation de la "borne bas salaires, en deçà de laquelle les cotisations patronales sont limitées", le rétablissement de la déduction fiscale majorée pour les investissements des PME, l'élargissement des heures supplémentaires possibles dans l'horeca et la construction mais aussi l'augmentation du bonus à l'emploi.

Tout en estimant que le plan de relance "modeste" du gouvernement est "peu de chose au regard des difficultés que vivent les chefs d'entreprise", l'UCM n'en considère pas moins qu'il a "le mérite d'exister" et est aussi "intelligemment dirigé".

L'Unizo est plus négatif... Le son de cloche est plus négatif du côté de l'Union des entrepreneurs flamands, l'Unizo, pour qui le plan de relance ne va pas assez loin. "Les discussions relatives au pacte de compétitivité ont accouché d'une souris", selon l'administrateur délégué d'Unizo, Karel Van Eetvelt. Ce dernier aurait préféré une baisse massive de 5% des charges salariales, réalisée de manière progressive. Le gouvernement a loupé une occasion importante de s'attaquer à la résorption du handicap salarial, selon lui.

A l'instar de l'Unizo, le syndicat neutre pour indépendants (SNI) aurait préféré l'adoption des mesures structurelles de réduction des coûts salariaux. "Ce qui est exaspérant, c'est que le débat sur la loi de 1996 relative à la compétitivité a été reporté à une date ultérieure", réagit le SNI, tout en constatant malgré tout que "certains points positifs" sont ressortis de la discussion sur la relance économique.

"Une occasion manquée de redonner de l'espoir aux travailleurs" Alors que la croissance ne devrait atteindre que 0,1% cette année et que les perspectives sont sombres en matière d'emploi et de pouvoir d'achat, le budget 2014 et les mesures de relance adoptées par le gouvernement fédéral représentent "une occasion manquée de redonner de l'espoir aux travailleurs", a déclaré la secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, dans une première réaction livrée à l'agence Belga.

La responsable syndicale estime notamment que cibler les salaires des travailleurs, "comme le demande la famille libérale", revient à "se tromper de cible". "Les salaires sont sous contrôle depuis la loi de 1996 sur la compétitivité. Mais cela n'empêche pas les entreprises de perdre des parts de marché à l'exportation. C'est la preuve que ce ne sont pas les salaires qui posent problème mais le manque de dynamisme des entreprises qui n'investissent pas assez dans l'innovation, la formation et la recherche et développement". La secrétaire générale de la FGTB avertit en outre que toucher à la loi de 1996 reviendrait à "mettre en péril la paix sociale dans ce pays".

Afin de diminuer les coûts pesant sur les entreprises, la FGTB estime qu'une diminution de la TVA sur l'électricité, pour la ramener à 6%, aurait été "une bonne solution" car elle aurait également permis de soutenir le pouvoir d'achat des particuliers. Le syndicat revendique depuis 2008 une baisse de la TVA sur l'électricité.

Le syndicat socialiste rappelle par ailleurs sa demande de lier les diminutions de cotisations sociales à la création d'emplois. Enfin, la FGTB voit d'un bon oeil la légère revalorisation des bas salaires (renforcement du bonus à l'emploi) qui a été décidée mais, souligne Anne Demelenne, "cela ne va pas compenser le gel des salaires" pour 2013 et 2014.

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