Le Japon veut se démarquer de la Chine en Afrique

25/08/16 à 10:37 - Mise à jour à 10:36

Source: Afp

Un rôle croissant pour le secteur privé, une volonté de l'Afrique de ne plus seulement recevoir mais davantage participer: la sixième conférence nippo-africaine Ticad s'ouvre samedi à Nairobi avec la volonté pour Tokyo de se démarquer de l'aide fournie par Pékin.

Le Japon veut se démarquer de la Chine en Afrique

Shinzo Abe © Reuters

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe et plusieurs membres de son gouvernement participeront les 27 et 28 août à cette conférence qui définit le programme d'assistance du Japon à l'Afrique.

"La force du Japon ce sont ses technologies de haute qualité et la formation du personnel", a insisté M. Abe jeudi matin au moment de son départ pour le Kénya.

Une délégation de quelque 80 patrons et autres personnalités nippones l'accompagnent.

Pour la première fois depuis son édition initiale en 1993, la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad) se tiendra sur la continent africain et non au Japon, "car les pays participants veulent montrer qu'ils prennent davantage d'initiatives", a précisé Shu Nakagawa, un responsable du ministère japonais des Affaires étrangères.

Une trentaine de chefs d'Etat africains seront de la partie, dont le président kényan Uhuru Kenyatta et son homologue sud-africain Jacob Zuma.

Les organisateurs espèrent la signature d'une soixantaine de protocoles divers et accords commerciaux.

Trois grands thèmes guideront les travaux pour aboutir à ce qui devrait être "la déclaration de Nairobi": le développement économique (qui englobe la construction d'infrastructures, la formation des personnes et l'amélioration de la productivité), un volet sanitaire, dont un projet de couverture sociale pour tous, et enfin la stabilité sociale.

Le Japon rivalise avec la Chine pour jouer un rôle de premier plan dans le financement et la construction de nouvelles infrastructures en Afrique, mais au-delà d'une bataille sur les montants, Tokyo est perçu sur le terrain comme un prestataire de meilleure qualité, même s'il est plus lent et élabore des projets de moins grande échelle que Pékin.

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