Le gouvernement grec approuve le plan d'austérité

11/02/12 à 11:13 - Mise à jour à 11:13

Source: Trends-Tendances

Le gouvernement de coalition grec a approuvé dans la nuit de vendredi à samedi le plan d'austérité exigé par l'UE et le FMI pour débloquer une nouvelle aide qui doit permettre à Athènes d'éviter un défaut de paiement en mars, a annoncé l'agence semi-officielle ANA.

Le gouvernement grec approuve le plan d'austérité

© Reuters

Le cabinet a approuvé à l'unanimité les mesures d'austérité, sur lesquelles le Parlement devra voter dimanche, a précisé l'agence. Le Premier ministre grec Lucas Papademos a mis en garde vendredi contre le risque de "chaos incontrôlé" sans accord sur la dette du pays qui attend le déblocage d'un prêt vital de 130 milliards d'euros et se trouve dans un "moment de responsabilité historique".

La zone euro a prévenu jeudi soir qu'elle attendait cet aval avant d'envisager de débloquer une première tranche, visant à éviter au pays le défaut de paiement fin mars, d'un deuxième prêt à la Grèce de 130 milliards.

Face à cette échéance cruciale, le Premier ministre a prévenu que la Grèce se trouvait dans "un moment de responsabilité historique".

Alors que les quatre ministres d'extrême droite du gouvernement ont présenté leur démission vendredi soir, ainsi qu'une ministre socialiste, en réaction aux mesures d'austérité à venir, le Premier ministre a souligné que "quiconque était en désaccord avec le plan de rigueur ne pouvait rester au gouvernement".

"Je suis pleinement conscient que ce que vous devez décidez est douloureux", a-t-il ajouté à l'adresse des responsables politiques, toutefois "la faillite de la Grèce n'est pas une option que nous pouvons nous permettre".

Si le pays renonçait aux efforts demandés par les bailleurs de fonds et acceptait un défaut de paiement désordonné, l'Etat serait "incapable de payer les salaires, les pensions et de maintenir des services de base comme les hôpitaux et les écoles", a-t-il prédit.

M. Papademos a également annoncé que la Grèce révisait à 19 milliards d'euros, au lieu de 50 milliards, les gains attendus de son programme de privatisations devant intervenir d'ici 2015, tablant cependant sur un retour à la croissance en 2013.

Trends.be, avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires