Le FMI recommande à la Belgique de garder les dépenses publiques sous contrôle

18/12/17 à 17:58 - Mise à jour à 17:58

Source: Belga

Le Fonds monétaire international (FMI) est satisfait de la croissance économique en Belgique, des réformes réalisées et des efforts budgétaires menés mais il conseille aux pouvoirs publics de garder les dépenses sous contrôle alors que 2018 et 2019 seront des années électorales.

Le FMI recommande à la Belgique de garder les dépenses publiques sous contrôle

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Le FMI a présenté lundi ses recommandations à l'issue de sa visite annuelle de plusieurs jours en Belgique. L'organisation internationale voit la croissance économique atteindre 1,75% cette année et près de 2% en 2018. "L'environnement économique favorable offre une opportunité importante de poursuivre les mesures visant à renforcer la résilience et la trajectoire de croissance de la Belgique", a souligné le responsable de la délégation du FMI, Christian Mumssen.

Sur le plan budgétaire, l'organisation internationale recommande de rester vigilant en vue des élections qui seront organisées en 2018 et 2019 et ce, afin de ne pas annihiler tous les progrès réalisés. Le FMI s'est par ailleurs dit satisfait de la réforme de l'impôt des sociétés et du tax shift, qui permet de faire baisser le coût du travail. Mais cette réforme doit être complétée de mesures supplémentaires visant à garantir les recettes. "Il est très important de conserver le niveau des recettes", insiste Christian Mumssen.

Le FMI prodigue une série de conseils fiscaux pour notre pays allant d'un renforcement de la fiscalité verte à la suppression d'une série de déductions et de niches fiscales. A cet égard, le régime fiscal favorable aux voitures de société est clairement pointé du doigt. Le FMI plaide encore pour "des règles du jeu plus équitables pour toutes les activités d'entreprises et d'investissements" et conseille de revoir une série de questions fiscales liées au capital et à l'investissement, afin d'éliminer les "distorsions économiques".

Et Christian Mumssen de relever le fait que les dividendes sont soumis à un précompte mobilier de 30% alors que, par exemple, aucun impôt sur les plus-values n'existe en Belgique. Les revenus locatifs sont "fiscalement très favorables", constate-t-on encore. Aux yeux du FMI, il reste du pain sur la planche des pouvoirs publics.

L'organisation dirigée par Christine Lagarde suggère une amélioration de l'enseignement et de la formation des groupes vulnérables sur le marché du travail, une baisse des subsides, une plus grande efficacité administrative, une meilleure coordination entre les niveaux de pouvoir, une limitation de la croissance des coûts de soins de santé et des allocations sociales plus ciblées sur les plus vulnérables.

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