La taxe camions risque de rapporter (beaucoup) moins que prévu

19/07/16 à 14:03 - Mise à jour à 14:02

Source: Belga

La redevance kilométrique pour poids lourds pourrait aboutir à des recettes de 191 millions d'euros sur 2016 au lieu des 235 millions d'euros escomptés initialement par la Région wallonne, selon de récentes projections de la Sofico, a reconnu mardi le ministre wallon du Budget Christophe Lacroix, à l'occasion des débats en plénière du parlement wallon sur l'ajustement budgétaire.

La taxe camions risque de rapporter (beaucoup) moins que prévu

/ © Belga

M. Lacroix (PS) a toutefois appelé à la prudence, étant donné que le mois de juin a été le seul - depuis l'instauration de la redevance au 1er avril dernier - à pouvoir être considéré comme un mois de référence complet. Avril a connu des problèmes de démarrage du système, mai a été marqué par les congés. En outre, le coût du service "provider" pourrait être moins élevé que prévu.

Il conviendra toutefois d'examiner ce qui justifie cet écart, a commenté Christophe Lacroix, ajoutant que la trajectoire comptable de la Sofico - à qui doivent revenir les recettes de la redevance pour l'entretien du réseau routier - "devra peut-être être revue".

Le député d'opposition Jean-Luc Crucke (MR) a estimé qu'un "dérapage de 40 millions d'euros" était ainsi "reconnu par le ministre" et s'est demandé comment son collègue des Travaux publics Maxime Prévot réagira pour ralentir l'engagement des investissements routiers espérés, voire déjà annoncés.

Taxe pylônes

Quant à la taxe pylônes, mats et antennes, qui a subi des revers juridiques face aux opérateurs ces derniers mois, mais reste agitée par le gouvernement comme une menace sur ces derniers pour qu'ils investissent davantage dans une couverture optimale du territoire wallon, "de nouveaux contacts avec les opérateurs ont eu lieu". Ces derniers ont avancé de nouvelles propositions d'investissements en échange d'un abandon total de la taxe, a relevé M. Lacroix. Le ministre du Budget est chargé avec son collègue de l'Economie Jean-Claude Marcourt de mener ces négociations, qui sont désormais rouvertes "dans un climat de confiance rétabli", selon le ministre. Il espère "des résultats concrets" pour la confection du budget 2017.

Nos partenaires