La plus grande menace pour l'économie mondiale, d'après la Grande-Bretagne

02/02/15 à 16:37 - Mise à jour à 16:37

Source: Belga

Le ministre britannique des Finances George Osborne a déclaré ce lundi, à l'issue d'un entretien avec son homologue grec Yanis Varoufakis, que les désaccords sur la Grèce représentent "la plus grande menace pour l'économie mondiale" et "toutes les parties doivent agir avec responsabilité".

La plus grande menace pour l'économie mondiale, d'après la Grande-Bretagne

Le ministre britannique des Finances George Osborne et son homologue grec Yanis Varoufakis. © AFP

"Ce désaccord entre la Grèce et la zone euro représente la plus grande menace pour l'économie mondiale et c'est également une menace croissante pour la Grande-Bretagne", a dit M. Osborne, dans une déclaration retransmise sur la chaîne privée Sky News. "J'ai dit au ministre grec des Finances que toutes les parties doivent agir avec responsabilité, mais nous avons aussi besoin que la zone euro adopte un meilleur plan pour les emplois et la croissance", a-t-il poursuivi. "Nous devons nous assurer de choisir la compétence plutôt que le chaos en Europe comme en Grande-Bretagne", a ajouté le ministre conservateur.

"Nous sommes très ouverts à l'investissement"

Yanis Varoufakis, ministre du gouvernement grec issu de la victoire du parti de la gauche radicale Syriza aux législatives du 25 janvier, n'a pour sa part pas fait de commentaire. Adepte d'une renégociation de la dette grecque et de la rupture avec l'austérité, il s'était rendu à Paris dimanche et doit aller à Rome mardi.

"C'est très précieux d'avoir un allié important comme le Royaume-Uni au sein de l'UE, en particulier pour quelqu'un comme Varoufakis qui porte une grande affection à ce pays", a indiqué son porte-parole. Le ministre grec doit rencontrer discrètement en fin d'après-midi une centaine de représentants du secteur financier, banquiers et investisseurs, à l'occasion d'une rencontre organisée dans la City par Bank of America Merrill Lynch. "Nous serons en mesure d'honorer la dette grecque d'une manière qui n'aura pas d'effet négatif sur les détenteurs privés d'obligations", a souligné son porte-parole. "Nous sommes très ouverts à l'investissement", a-t-il encore assuré.

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