La CSC ne veut pas ouvrir le débat sur l'indexation des salaires

09/11/11 à 09:48 - Mise à jour à 09:48

Source: Trends-Tendances

La CSC n'entend pas ouvrir un débat sur la réforme de l'indexation des salaires, a indiqué mercredi le secrétaire général du syndicat chrétien, Claude Rolin.

La CSC ne veut pas ouvrir le débat sur l'indexation des salaires

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"Il n'y a pas de raison d'ouvrir le débat. Réformer l'index, c'est modifier la gradation du thermomètre pour faire baisser la température. Ca n'a pas de sens", a expliqué Claude Rolin, interrogé sur La Première..

Ce mécanisme d'adaptation des salaires au coût de la vie poursuit un objectif, a-t-il rappelé: la préservation du pouvoir d'achat des travailleurs salariés et des allocataires sociaux. Selon lui, il faut aller voir ailleurs, dans les raisons de l'inflation en Belgique, en particulier dans les coûts de l'énergie.

Le syndicaliste épingle également un élément qui, selon lui, fausse le débat. Le Conseil central de l'économie fonde en effet sa comparaison des coûts salariaux sur la situation dans les pays voisins. Or, aux yeux de la CSC, l'Allemagne fausse le jeu en pratiquant un véritable dumping salarial. Le syndicat chrétien plaide dès lors en faveur d'une politique de coordination salariale en Europe.

M. Rolin a également contesté les chiffres du Conseil central qui, mardi, a évalué à 4,6 pc l'écart salarial cumulé entre la Belgique et ses voisins. Si l'on intègre ce que reçoivent les entreprises des pouvoirs publics, l'écart n'atteint plus qu'1,5 pc, a-t-il affirmé.

Le son de cloche n'était pas le même du côté patronal. Interrogé sur Bel-RTL, le directeur-général de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), Pieter Timmermans, a appelé le futur premier ministre à se comporter comme ses prédécesseurs Wilfried Martens ou Jean-Luc Dehaene qui, pour préserver la compétitivité des entreprises dans les années 80 et 90, ont dû toucher à l'indexation des salaires.

D'après lui, une réforme s'impose d'autant plus qu'elle est recommandée par l'Europe.

"Le prochain premier ministre va-t-il dire devant ses collègues européens, devant les marchés financiers: vous avez demandé que l'on fasse une réforme mais nous ne voulons pas le faire? Je ne pense pas que la réaction sera positive. Faisons notre travail avant que les autres ne nous imposent des réformes plus draconiennes."

M. Timmermans a répété par ailleurs l'hostilité du banc patronal à l'instauration d'un impôt sur la fortune, qualifiée de mesure idéologique mais au rendement nul. M. Rolin a quant à lui jeté un sort à une mesure décidée sous la législature précédente: la baisse de la TVA dans le secteur horeca. Il demande une évaluation de celle-ci, en particulier de ses effets sur l'emploi qui, à l'entendre, seraient bien en-dessous des attentes.

Trends.be avec Belga

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