La Belgique est un "top performer", mais doit poursuivre ses efforts

18/06/12 à 19:16 - Mise à jour à 19:16

Source: Trends-Tendances

Le ministre belge des Finances, Steven Vanackere, a fourni lundi au Parlement européen des précisions sur la politique économique et budgétaire menée par le gouvernement Di Rupo 1er, assurant que la Belgique s'en sortait bien mais prévenant qu'elle devrait poursuivre ses efforts.

La Belgique est un "top performer", mais doit poursuivre ses efforts

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M. Vanackere était l'invité de la commission des affaires économiques et monétaires de l'assemblée. Depuis l'adoption l'an dernier d'un paquet législatif ("six-pack") renforçant nettement les sanctions financières contre les pays déficitaires, endettés ou en déséquilibre courant, les Etats-membres sont invités à venir présenter leur situation aux eurodéputés. Ce n'est pas une obligation, mais M. Vanackere y a répondu.

Il a donné un aperçu de l'évolution des principaux indicateurs économiques durant les dernières années, marquées depuis 2008 par la crise financière.

Avec une croissance économique supérieure à celle de la plupart des pays voisins et à la moyenne de la zone euro, la Belgique est un "top performer", a souligné le grand argentier. Il a cité parmi les réformes la hausse de l'âge de départ à la retraite et la politique d'activation des chômeurs. Le gouvernement veut aussi réduire à bref délai le déficit budgétaire et améliorer la compétitivité, a ajouté M. Vanackere.

Un parlementaire a raillé cet ensemble de "bonnes nouvelles", mais M. Vanackere a fait valoir que le gouvernement devrait maintenir le cap pris au cours des six derniers mois.

"Je n'ai pas dit que tout était en ordre", a-t-il assuré, mais la Belgique "bouge dans la bonne direction". Il a noté que les recommandations de la Commission européenne étaient "assez contraignantes".

Il a donné un avant-gpût du plan de relance que l'équipe Di Rupo veut boucler le mois prochain. Il s'agira plutôt d'un "plan de compétitivité et de croissance", a précisé le ministre.

"Ici aussi il est crucial que nous respections l'orthodoxie budgétaire. Les faibles taux d'intérêt de notre dette représentent le plus gros cadeau que nous puissions imaginer pour notre compétitivité et nos entreprises", a-t-il conclu.

Trends.be, avec Belga

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