"La Belgique est en récession !"

20/12/11 à 15:15 - Mise à jour à 15:15

Source: Trends-Tendances

L'optimisme n'est plus de mise, prévient la Fédération des entreprises de Belgique. Qui table sur une croissance de 0,2 % pour la Belgique en 2012.

"La Belgique est en récession !"

© Belga

Récession. Le mot est lâché. Et constitue l'enseignement principal de l'étude semestrielle réalisée par la Fédération des entreprises de Belgique. Qui, il y a à peine deux mois, refusait de coller cette (vilaine) étiquette sur le dos de la situation belge, lui préférant le terme de "stabilisation". "L'optimisme n'est plus de mise, souligne la FEB mardi. Nous postulons que l'économie belge est actuellement en récession, même si celle-ci restera relativement modérée et nullement comparable à celle des années 2008 et 2009."

En juin, 84 % des secteurs sondés par la FEB affirmaient que la conjoncture était plus favorable que six mois auparavant. A présent, ils ne sont plus que 33 %. Et encore, ce chiffre est probablement surestimé, concède le Focus conjoncture de décembre, "vu la vitesse à laquelle le climat se détériore ces dernières semaines".

Pour les six prochains mois, il ne se trouve plus aucun secteur pour attendre une éclaircie, les deux tiers d'entre eux prévoyant un recul de l'activité. Exportations, investissements et rentabilité sont en berne. Seul l'emploi semble résister : l'intérim prévoit une "stabilisation" pour la première moitié de 2012. "Le marché de l'emploi réagit toujours avec un certain retard au déclin de l'activité", nuance la FEB.

Moins optimiste que le gouvernement, la Fédération table sur une croissance de 0,2 % en 2012, soit 60 points de base en dessous de l'hypothèse retenue pour le calcul du budget. Elle appelle à la mise en oeuvre rapide des décisions contenues dans l'accord politique. Tout en y relevant un point faible : "On n'y trouve aucune vision de la manière de créer la croissance nécessaire à l'avenir". Et, au passage, délivre un de ses messages favoris : "Notre pays doit renforcer sa compétitivité s'il veut éviter de continuer à perdre des parts de marché".

Benoît Mathieu

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