La Belgique en croissance "sauf nouvelles catastrophes"

14/06/12 à 18:58 - Mise à jour à 18:58

Source: Trends-Tendances

Le Bureau du plan et la FEB affiche la même prévision de croissance pour l'économie belge cette année : 0,5 %, légèrement moins que la prédiction de la BNB. C'est mieux que la zone euro... mais dépend largement de l'évolution de celle-ci.

La Belgique en croissance "sauf nouvelles catastrophes"

© Reuters

Le Bureau du plan revoit sa prévision de croissance à la hausse, à 0,5 % en 2012


Le Bureau fédéral du plan a revu à la hausse sa prévision de croissance de l'économie belge en 2012, de 0,1 % à 0,5 %, a-t-il annoncé jeudi. Cette révision s'explique par "une situation de départ plus favorable", et notamment une croissance économique au premier trimestre de 2012 (0,3 %) plus forte que prévu, explique le Bureau du plan dans un communiqué.


Etant donné le niveau de l'indicateur de confiance des consommateurs et des entrepreneurs, l'activité économique devrait se stabiliser au deuxième trimestre, estime-t-il encore. Ensuite, en seconde partie d'année, la croissance du PIB belge devrait progressivement se renforcer dans le sillage de la conjoncture internationale. Pour 2013, la Bureau du plan table sur une croissance du PIB de 1,3 %.


Zone euro. S'agissant de la zone euro, les prévisions évoquent une légère contraction de l'activité économique cette année (- 0,3 %) suivie d'une modeste progression (0,7 %) en 2013.


Emploi. L'emploi en Belgique devrait progresser de 20.500 unités en 2012 et de 18.700 unités en 2013, ce qui, compte tenu de l'évolution de la population active, ferait augmenter le nombre de chômeurs de respectivement 9.500 et 24.600 unités. En conséquence, le taux de chômage passerait de 7,2 % en 2011 à 7,6 % en 2013.


Inflation. Quant à l'inflation, elle est attendue à 2,7 % en 2012 et 1,6 % en 2013. L'indice pivot pour les traitements de la fonction publique et les allocations sociales serait dépassé en décembre 2012 et l'indice pivot suivant ne serait pas atteint en 2013.


Ces prévisions sont très proches de celles de la BNB, dévoilées en début de semaine. La Banque nationale de Belgique prévoit pour sa part une croissance de l'économie belge de 0,6 % cette année et de 1,4 % en 2013. Le taux de chômage atteindrait 7,5 % en 2012 et 7,7 % en 2013, selon la BNB.


Les prévisions 2012-2013 du Bureau du plan seront actualisées en septembre 2012 en vue de la préparation du budget fédéral 2013.


Enquête conjoncturelle FEB : "La croissance ne devrait pas dépasser 0,5 % en 2012"


La croissance économique ne devrait pas dépasser 0,5 % en 2012 en Belgique, estimait mercredi la Fédération des entreprises de Belgique dans le cadre de son enquête conjoncturelle. "Ce pronostic part du postulat qu'il n'y aura pas de nouvelles catastrophes au niveau de la zone euro ou ailleurs", précise la fédération patronale.


86,4 % des secteurs interrogés par la FEB - à l'exception de la construction, de l'environnement et des TIC - estiment que l'activité économique ne s'est pas améliorée au cours des six derniers mois (45,5 % font même état d'une détérioration). "De même, 81,1 % n'entrevoient pas d'amélioration pour les six mois à venir (la majorité tablant sur une stabilisation ; la construction tablant sur une détérioration). On prévoit dès lors que le deuxième trimestre sera moins bon que le premier et que l'économie ne connaîtra qu'une faible reprise au cours du deuxième semestre."


Rentabilité. Concernant la rentabilité des entreprises, plus de la moitié des secteurs estiment que la rentabilité a régressé au cours des six derniers mois et 38,1 % prévoient encore un recul pour les six mois à venir. Ce manque de rentabilité est imputable aux coûts (énergie et salaires notamment) qui ne cessent d'augmenter dans un climat économique difficile.


Emploi. Selon la FEB, l'emploi restera stable sans "aucune augmentation significative en perspective". "Le seul secteur dont l'emploi connaîtra une croissance continue est celui des TIC. Le secteur du travail intérimaire prévoit, après la baisse enregistrée au cours des six derniers mois, une stabilisation pour les six mois à venir", souligne la FEB.


Défis. Pour la FEB, il faut agir sur trois points : trouver une solution à la crise de la zone euro, obtenir des mesures permettant de renforcer la position concurrentielle des entreprises et accroître la capacité d'innovation des entreprises belges.


Trends.be, avec Belga

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