La Belgique au 1er rang mondial en soins de santé et éducation

09/09/10 à 12:57 - Mise à jour à 12:57

Source: Trends-Tendances

La Belgique reste stable dans le classement mondial de la compétitivité du Forum économique mondial, à la 19e place. Un hit-parade pourtant très chahuté cette année, où notre pays brille surtout pour ses soins de santé et son éducation de base... mais nettement moins pour son innovation.

La Belgique au 1er rang mondial en soins de santé et éducation

Selon le rapport annuel mondial établi pour l'année 2010-2011 par le World Economic Forum (WEF), la Belgique conserve une place stable au sein du classement mondial dans un contexte économique difficile.

"Bien que nous ayons perdu une place, les données pour la période 2006-2010 montrent que malgré une certaine oscillation, nous conservons notre place dans le Top 20, non loin de l'Autriche et du Luxembourg, pointe la Vlerick Leuven Gent Management School, partenaire belge du classement WEF. Ce résultat démontre la capacité de la Belgique à limiter les effets de la crise."

La perte d'une place au classement est également due à la progression inattendue du Qatar, qui a gagné cinq places pour se hisser au 17e rang, souligne encore l'école flamande.

La Belgique au zénith mondial en matière de soins de santé et d'éducation de base

Cette année, la Belgique se classe à la 19e place mondiale des pays les plus compétitifs. Ces cinq dernières années, elle a donc conservé une position stable, située entre la 20e place (en 2006 et 2007) et la 18e (en 2009).

"Ce classement en 19e position, la Belgique le doit à un excellent système de soins de santé et d'éducation de base (passage de la 3e place en 2009 à la 1ère place mondiale) ainsi qu'à un système d'enseignement supérieur et de formation de plus en plus solide (7e place mondiale, soit une progression d'un rang par rapport à 2009)", analyse la Vlerick School. Le même constat vaut pour le secteur de la sophistication des activités, où la Belgique conserve une 11e place stable. A noter que dans le domaine de la capacité technologique, le pays a gagné neuf rangs, se hissant ainsi à la 13e place.

A l'inverse, la Belgique enregistre une légère perte de positions dans les domaines liés à l'efficacité du marché des biens de consommation et à l'innovation. Le pilier mesurant la qualité des infrastructures enregistre également une baisse continue. "La Belgique doit donc veiller à ce que ce déclin ne perdure pas afin d'éviter une baisse accrue de sa compétitivité", prévient l'école de gestion, tout en soulignant que, comme en 2009, les pays voisins, à l'exception du Luxembourg, affichent de meilleures performances que nous.

"L'étendue et l'impact d'une charge fiscale lourde, combinée au niveau élevé de la dette publique belge en sont les principales causes et continuent de ralentir les progrès de la Belgique en matière de compétitivité, déplore la Vlerick School. Les mauvais scores enregistrés dans le domaine de l'efficacité du marché du travail ont également induit une baisse de la compétitivité. Enfin, du point de vue des chefs d'entreprise, le principal facteur entravant le développement d'activités en Belgique en 2010 a trait aux rigidités du droit du travail et aux lourdeurs administratives."

Changements en tête du classement

La Suisse maintient sa position en tête du classement. Les Etats-Unis, quant à eux, régressent à la 4e place, confirmant la tendance négative des dernières années qui les a fait passer de la 1ère place en 2008 à la 2e place en 2009 pour finalement quitter le Top 3 cette année.

Bien que la stabilité macroéconomique du pays se soit légèrement améliorée en 2010, les Etats-Unis continuent de régresser dans le classement en raison de leurs mauvais scores dans le domaine de la sophistication des activités et du développement du marché financier. Une confiance réduite dans les institutions et un système de soins de santé et d'éducation affaibli ont également contribué à la perte de compétitivité du pays. L'accès au financement reste la principale difficulté rencontrée par les entrepreneurs. Les lourdeurs administratives demeurent également une préoccupation forte.

Le modèle scandinave maintient lui aussi sa position en tête du classement : les meilleures performances sont produites cette année par les pays nordiques, la Suède raflant aux Etats-Unis leur 2e place. Ces résultats soulignent l'importance croissante d'institutions solides comme facteurs favorables en termes de compétitivité. Singapour conserve la 3e position gagnée l'année dernière.

Les pays voisins continuent de devancer la Belgique. L'Allemagne se classe à la 5e place, soit une progression de deux rangs par rapport à l'année dernière. Les Pays-Bas ont également gagné deux rangs, se hissant à la 8e place. Le Royaume-Uni occupe cette année la 12e place, tandis que la France se classe en 15e position.

D'autres pays européens inversent la tendance négative de l'année dernière en progressant dans le classement au détriment des pays nord-américains.

Si la Belgique, présente des scores médiocres sur certains points, elle conserve une position très élevée dans le secteur de la santé et de l'éducation de base, tout en enregistrant des améliorations dans toute une série de domaines, notamment la capacité technologique. "Notre ambition pour les prochaines années est d'entrer dans le Top 10, affiche l'école flamande. L'objectif étant de rejoindre les Pays-Bas, qui ont grimpé de deux places, en particulier grâce à leur efficacité de marché."

Des institutions solides favorisent la compétitivité

Les pays qui connaissent une certaine croissance semblent être ceux dont les institutions sont les plus solides. La Suisse maintient sa 1ère place grâce à des infrastructures haut de gamme mais aussi un excellent environnement institutionnel (passage de la 8e à la 7e places en 2010). Le même constat vaut concernant la progression de la Suède à la 2e place (où les institutions sont classées au 2e rang mondial).

Concernant les Etats-Unis, leur chute dans le classement peut être partiellement attribuée à la faiblesse des institutions publiques et privées (régression de six places en 40e position).

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