"La Belgique appartient toujours au noyau dur de l'Europe"

19/12/11 à 15:36 - Mise à jour à 15:36

Source: Trends-Tendances

La Belgique reste parmi les pays les mieux armés pour affronter la crise de la dette, estime ING. Une crise dont l'euro devrait sortir renforcé, juge de son côté BNP Paribas.

"La Belgique appartient toujours au noyau dur de l'Europe"

© Image Globe/Eric Lalmand

En dépit des craintes émises par les agences de notation sur la soutenabilité de la dette de la Belgique, notre pays reste parmi les mieux armés pour faire face à la crise de la dette dans la zone euro, selon une analyse publiée lundi par la banque ING,.

Si l'économie belge affiche une dette proche des 100 % du PIB, le déficit public reste modéré et inférieur à la moyenne européenne, même si les prévisions ne seront pas respectées, avec un déficit évalué à 4,2 % du PIB au lieu de 3,6 % pour l'année 2011.

Selon ING, les risques pointés par Standard & Poor's ont diminué depuis que l'agence a officialisé sa dégradation de la note belge. Parmi les facteurs qui contribuent à l'amélioration de la situation, la banque cite la mise en place d'un gouvernement, la confection d'un budget et la volonté politique d'atteindre les objectifs, même si ceux-ci devront être revus et corrigés.

Malgré la nécessité impérieuse de mesures complémentaires, notamment pour atteindre l'objectif de 2,8 % de déficit en 2012, ING relève une série de facteurs positifs qui plaident en faveur de la Belgique et souligne à cet égard que, "si l'on se base sur l'ensemble des fondamentaux économiques, la Belgique appartient toujours au noyau dur de l'Europe".

"La crise de la dette européenne renforcera l'euro... si les gouvernements agissent rapidement"

"Nous sommes convaincus que l'euro sortira renforcé de la crise, a affirmé Baudouin Prot, président de BNP Paribas, l'une des plus importantes banques de la zone euro, dimanche dans une interview au quotidien économique italien Il Sole 24 Ore. L'accord de Bruxelles est positif et important mais il est encore plus important que les décisions prises soient appliquées rapidement. Le scénario reste fragile et de nouvelles rechutes sont possibles."

Lors d'un sommet à Bruxelles les 8 et 9 décembre, les Européens, à l'exception de la Grande-Bretagne, se sont mis d'accord pour renforcer nettement la discipline budgétaire de la zone euro face à la crise de la dette.

Baudouin Prot a condamné l'accord volontaire des banques pour effacer la moitié de la dette grecque qu'elles détiennent : "C'était une idée épouvantable qui a un impact fort en terme de manque de confiance des investisseurs. Il est très désagréable que cet incident ne soit pas encore terminé et il est inacceptable" que certains essaient de faire monter cette prise en charge à "80 %", a indiqué le président de BNP Paribas.

Trends.be, avec Belga

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