L'UE ajoute 6 entreprises russes sur sa liste noire

31/07/18 à 11:37 - Mise à jour à 11:37

Source: Afp

L'Union européenne a sanctionné mardi six entreprises ou entités russes engagées dans la construction du pont de Kertch reliant la Russie et la Crimée, car cet ouvrage conforte l'annexion illégale de la péninsule par Moscou.

L'UE ajoute 6 entreprises russes sur sa liste noire

© Getty Images/iStockphoto

"Par leurs actions, elles ont soutenu la consolidation du contrôle de la Russie sur la péninsule de Crimée annexée illégalement, ce qui, à son tour, porte atteinte à l'intégrité territoriale, à la souveraineté et à l'indépendance de l'Ukraine", explique le communiqué publié par le Conseil européen, l'institution des Etats membres.

Les avoirs détenus par ces six entreprises dans l'UE seront gelés et elles ne pourront bénéficier d'aucun financement européen, précise le communiqué.

Les six entreprises ou entités sanctionnées sont identifiées dans la décision publiée au journal officiel de l'UE. Deux sont contrôlées par Arkady Rotenberg, considéré comme l'un des artisans de la déstabilisation de l'Ukraine.

155 personnalités, dont plusieurs proches du président Vladimir Poutine, et 44 entreprises ou entités russes ont été inscrites sur la liste noire de l'UE. Leurs avoirs détenus par des banques européennes sont par conséquent gelés et elles sont privées de visas pour l'UE.

Rappel des trois dispositifs de sanction

L'Union européenne a mis en place trois dispositifs de sanctions après l'annexion de la Crimée en 2014: l'interdiction de tout investissements européen en Crimée et à Sébastopol, une liste noire des personnalités et des entreprises accusées de participer à la déstabilisation de l'Ukraine et un train de sanctions économiques contre la Russie, reconduites pour six mois lors du sommet européen le 25 juin 2018.

Ces sanctions économiques touchent des banques, des entreprises de défense et des compagnies pétrolières russes, et interdisent aux Européens les investissements financiers en Russie.

La Russie a riposté en décrétant un embargo sur les produits alimentaires occidentaux prolongé en juillet jusqu'à fin 2019.

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