L'OCDE appelle à une meilleure utilisation de la fiscalité environnementale

14/02/18 à 13:59 - Mise à jour à 13:59

Source: Belga

L'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) appelle les gouvernements à mieux exploiter la fiscalité énergétique afin d'améliorer la lutte contre les changements climatiques.

L'OCDE appelle à une meilleure utilisation de la fiscalité environnementale

La centrale au charbon de Belchatow, Pologne, la plus grande du type de toute l'Europe. © REUTERS/Kacper Pempel

Un rapport publié mercredi, "Taxing Energy Use 2018", décrit l'évolution entre 2012 et 2015 de cette fiscalité dans 42 pays de l'OCDE et du G20, collectivement à l'origine d'environ 80% de la consommation d'énergie mondiale.

"Les nouvelles données montrent que les taxes sur l'énergie ne sont toujours pas en phase avec les effets secondaires négatifs de l'utilisation d'énergie. Ces taxes créent seulement des incitations limitées à réduire la consommation d'énergie, améliorer l'efficacité énergétique et privilégier des sources d'énergie moins dommageables", relève l'OCDE.

"La comparaison des situations fiscales en 2012 et en 2015 est déconcertante", explique le secrétaire général Angel Gurría. "Des efforts ont été faits ou sont en cours dans plusieurs pays et collectivités pour appliquer le principe pollueur-payeur, mais les progrès sur la voie d'une utilisation plus efficace de la fiscalité pour réduire les émissions nocives sont lents et parcellaires dans l'ensemble. Les gouvernements doivent faire plus et mieux."

Le rapport pointe notamment qu'en 2015, dans les secteurs autres que le transport routier, qui représentent en tout 95% des émissions de carbone liées à la consommation d'énergie, 81% des émissions échappaient à toute imposition. "Le charbon, dont la consommation produit pourtant de grandes quantités d'émissions nocives et près de la moitié des émissions de carbone liées à l'énergie dans les 42 pays étudiés, est presque partout l'énergie la moins taxée ou même pleinement exonérée; son imposition dépasse cinq euros par tonne de CO2 dans cinq pays seulement", souligne l'Organisation.

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