L'Italie veut économiser 45 milliards d'euros en deux ans

12/08/11 à 15:49 - Mise à jour à 15:49

Source: Trends-Tendances

Le gouvernement de Silvio Berlusconi va adopter un nouveau plan de rigueur pour rétablir l'équilibre budgétaire en 2013. Parmi les mesures annoncées, une taxe sur les hauts revenus.

L'Italie veut économiser 45 milliards d'euros en deux ans

© Reuters

Le gouvernement entend adopter vendredi soir un nouveau plan de rigueur qui permettra de récupérer "20 milliards en 2012 et 25 milliards en 2013" afin d'atteindre l'équilibre budgétaire dès 2013, a indiqué le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, lors d'une rencontre avec les partenaires sociaux à Rome. Selon des participants à la rencontre, le Premier ministre italien a affirmé que les mesures comprendraient pour la première fois une "taxe de solidarité" sur les revenus les plus élevés.

Le magnat s'était ces derniers jours dit opposé à une hausse de la fiscalité mais selon les commentateurs, il a dû s'y résoudre sous pression de son allié crucial, la Ligue du nord. L'idée d'une "contribution de solidarité" qui pourrait être de 5% pour les revenus supérieurs à 90.000 euros et de 10% pour ceux de plus de 150.000 euros figurait parmi les hypothèses annoncées par la presse.

Le Cavaliere, 74 ans, a aussi souligné l'intention du gouvernement de "tailler dans les coûts de la politique", dans une allusion à une demande pressante de l'opinion publique, furieuse des privilèges de "la caste" comme est désormais surnommée la classe politique. M. Berlusconi a annoncé une quinzaine de mesures pour économiser 8,5 milliards d'euros en deux ans sur le fonctionnement de l'Etat. Le ministre de l'Economie Giulio Tremonti a indiqué, lors d'une entrevue avec les représentants des régions et collectivités locales, que le gouvernement entend "réduire le nombre de provinces (départements)" et "regrouper les communes" les plus petites.

Les nouvelles mesures d'austérité, jusqu'à présent chiffrées au maximum à 30 milliards d'euros, viendront s'ajouter à un plan de rigueur de 48 milliards d'euros sur trois ans adopté par le parlement à la mi-juillet. L'Italie, troisième économie de la zone euro, a été rattrapée la semaine dernière par la crise de la dette euro quand ses taux obligataires ont bondi à des records, renchérissant considérablement le coût du remboursement de son énorme dette (120% du PIB).

La Banque centrale européenne a volé à son secours en rachetant en début de semaine des titres d'Etat italiens, ce qui a permis une détente des taux. Mais la BCE a exigé en retour l'adoption par l'Italie de nouvelles mesures d'austérité, énumérées dans une lettre "secrète" à M. Berlusconi.

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