L'Irlande défend son taux d'imposition des sociétés

23/11/10 à 10:36 - Mise à jour à 10:36

Source: Trends-Tendances

L'Irlande dément toute pression internationale sur le taux de son impôt des sociétés (12,5 %, contre une moyenne de 25,7 % en zone euro). "La plupart des investissements directs en Irlande viennent de pays n'appartenant pas à l'UE", défend le ministre irlandais des Finances.

L'Irlande défend son taux d'imposition des sociétés

© Reuters

Le taux d'imposition sur les sociétés en Irlande ne bougera pas, laisse entendre Brian Lenihan, ministre irlandais des Finances, dans le quotidien allemand Bild de mardi : "Il n'y a pas actuellement de pression directe ou indirecte à cause de notre taux d'imposition sur les sociétés ! La plupart des investissements directs en Irlande viennent de pays n'appartenant pas à l'Union européenne. Nous ne sommes pas en concurrence pour ces investissements avec d'autres pays de l'Union, mais avec ceux de l'Extrême-Orient."

Le gouvernement irlandais envisage d'infléchir sa position concernant son impôt très avantageux sur les sociétés, que ses partenaires veulent voir augmenter en échange de l'aide internationale alors que Dublin s'y refuse, a-t-on appris lundi de source proche du dossier. "L'Irlande réfléchit à élargir l'assiette de l'impôt sur les sociétés", même si le taux "ne bougera pas", car Dublin en a fait un casus belli, a indiqué cette source européenne.

Des discussions à ce sujet ont lieu actuellement entre les autorités irlandaises d'une part, les experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI d'autre part, dans le cadre de la finalisation de l'aide internationale demandée dimanche par le pays en crise.

Le taux irlandais de l'impôt sur les bénéfices des sociétés n'est que de 12,5 %, alors que la moyenne dans la zone euro est de 25,7 %. Celui de la France est de plus de 33 %, celui de l'Allemagne de près de 30 %.

Irlande : l'avenir de l'euro "est en jeu", selon le ministre allemand des Finances

Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, a assuré mardi que l'avenir de la monnaie unique se jouait avec la résolution de la crise budgétaire de l'Irlande, qui vient de faire appel à l'aide internationale.

Devant les députés allemands, il a assuré que l'Allemagne devait prendre ses responsabilités face à la crise irlandaise, sans quoi "les conséquences économiques et sociales pour notre pays seraient incalculables".

Trends.be, avec Belga

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