"L'Europe doit sortir de sa 'servitude volontaire' vis-à-vis des États-Unis"

06/02/17 à 11:00 - Mise à jour à 11:00

Source: Afp

Le secrétaire d'État français chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl, a estimé dimanche que l'Union européenne devait sortir de sa "servitude" vis-à-vis des Etats-Unis en matière de mondialisation et "appliquer pleinement le principe de réciprocité dans ses relations économiques".

"L'Europe doit sortir de sa 'servitude volontaire' vis-à-vis des États-Unis"

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Matthias Fekl

Matthias Fekl © AFP

"Imaginer qu'un pays possède un avenir en se coupant du reste du monde ne correspond à aucune réalité", a déclaré Matthias Fekl dans le Journal du Dimanche (JDD) en référence au nouveau président américain Donald Trump.

"Face à cela, l'Europe doit en revanche savoir peser sur la mondialisation, et sortir de sa + servitude volontaire + vis-à-vis des États-Unis", a-t-il ajouté.

"Elle doit mettre un terme à la naïveté dont elle fait parfois preuve et appliquer pleinement le principe de réciprocité dans ses relations économiques", a-t-il poursuivi.

Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump semble vouloir mener une politique protectionniste, voire nationaliste, y compris au détriment de ses principaux partenaires, dont l'UE.

Le projet d'accord commercial entre les Etats-Unis et l'Europe, déjà mal en point avant le départ de Barack Obama de la Maison Blanche, est ainsi plus qu'incertain.

Grand critique de la construction européenne, M. Trump ne cache pas son souhait de négocier en priorité un accord bilatéral avec le Royaume-Uni afin de faire du Brexit un "succès".

Le secrétaire d'Etat français chargé du Commerce extérieur souligne que "l'imprévisibilité et l'impulsivité" du nouveau président américain font "peser de grandes incertitudes dans le monde entier".

"Nous allons probablement assister à un retrait des États-Unis des affaires du monde avec, de temps à autre, des interférences ponctuelles répondant à une logique de défense de leurs intérêts nationaux immédiats", esquisse Matthias Fekl. "Face à cela, l'Europe et la France doivent plus que jamais être un facteur de stabilité dans le monde".

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