L'"euro" des pays du Golfe ? Il est plutôt temps d'attendre...

25/05/10 à 11:11 - Mise à jour à 11:11

Source: Trends-Tendances

Il serait "irresponsable" que les monarchies arabes du Golfe avancent vers une monnaie unique sans étudier les implications des problèmes au sein de l'union monétaire européenne. Il y a en effet "de nombreuses leçons" à tirer de l'Europe, estime le ministre koweïtien des Affaires étrangères, avant de se lancer dans l'aventure.

L'"euro" des pays du Golfe ? Il est plutôt temps d'attendre...

© Reuters

Le monarchies arabes du Golfe se sont entendues, lors d'une réunion dimanche des ministres des Affaires étrangères en Arabie Saoudite, pour "faire une pause" dans le processus devant conduire à l'union monétaire du Conseil de coopération du Golfe, à la suite de la crise dans la zone euro. Le CCG est composé de l'Arabie Saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar, Oman et les Emirats arabes unis.

Il serait en effet "irresponsable" que les membres du CCG avancent vers la monnaie unique sans étudier les implications des problèmes au sein de l'union monétaire européenne, a déclaré Mohammad Sabah al-Salem al-Sabah, ministre koweïtien des Affaires étrangères, au terme de la réunion dans la ville de Jeddah, sur la mer Rouge. Le nouveau développement est la crise dans la zone euro. Il y a de nombreuses leçons à tirer, c'est pourquoi nous devons faire une pause."

Le traité sur l'union monétaire, signé en mai 2009 et ratifié par quatre des six membres du Conseil de coopération du Golfe après le retrait d'Oman et des Emirats, prévoit l'établissement en 2010 d'un conseil monétaire à Ryad, qui évoluerait en une banque centrale chargée de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une monnaie unique.

Le chef de la diplomatie koweïtienne a tenu à souligner cependant qu'une "pause ne signifie pas un report", affirmant que c'était principalement "pour réflexion". Mais il a précisé que les six membres du CCG devaient étudier des questions liées à leurs situations financières respectives, outre la politique monétaire. "Nous devons réfléchir à la politique budgétaire, a-t-il poursuivi. Cela nécessite une harmonisation de notre politique budgétaire. Nous voulons le faire au bon moment et dans le bon format. Il y a de nombreuses leçons" à tirer de l'Europe.

Trends.be, avec Belga

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